Notes de lecture de "Au-delà de Darwin" de Jean Staune

mardi 28 décembre 2010
par  Eric LOMBARD

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Eric Lombard a lu le livre de Jean Staune, Au delà de Darwin, qu’il a trouvé bien intéressant. Voici les notes qu’il nous a autorisées de publier sur ce Site. Nous l’en remercions, et nous ajoutons un lien vers le Site qui présente ce livre :
www.audeladedarwin.fr

p 62 Résumé des positions de Dawkins/Dennet et Gould :
- Gould et Lewontin ont parfaitement démontré le caractère naïf, voire absurde, du "tout sélectionnisme"
- Dawkins et Dennet sont extrêmement convaincants lorsqu’ils montrent que, dans un cadre théorique ne faisant appel qu’aux forces actuellement connues pouvant s’exercer sur les êtres vivants, les sauts brutaux devraient toujours être mortels pour les individus chez lesquels ils se produiraient (une macromutation due au hasard a tout d’un plongeon dans le vide).

P 85-87 Les affirmations contestées du darwinisme (critiques de Pierre-Paul Grassé) :
- La sélection naturelle est le moteur de l’évolution
- Les mutations sont les matériaux de base de l’évolution
- L’évolution n’est pas un phénomène orienté
- Les adaptations complexes réalisées par les différents organismes sont à la base de l’évolution

p 87 Une adaptation trop poussée n’est pas synonyme de survie à long terme de l’espèce. Il vaut mieux être généraliste (Le pouce du panda)

p 90 Tautologie de l’adaptation : la sélection naturelle, c’est la survie des plus aptes. Qui sont les plus aptes ? Ceux qui survivent !

p 101 Simon Conway Morris, le découvreur de la faune de Burgess, développe l’idée de "convergence évolutionniste" sur la base de cas où des organes ou des caractères analogues sont apparus indépendamment dans des lignées différentes, que le lointain ancêtre commun ne possédait pas. Certains cas de convergence n’ont rien d’extraordinaire (formes adaptées à la nage), mais on retrouve "l’oeil camera" des vertébrés chez un escargot des mers (qui n’a pas besoin de cette sophistication), une méduse (qui n’a pas de cerveau) ou une araignée (les arthropodes possédent habituellement des yeux incapables de faire des mises au point) (Voir résumé p 258).

p 112 Le perroquet Alex avait un vocabulaire de 150 mots et comprenait de nombreux concepts. Il savait compter jusqu’à 6 (Irene Pepenberg).

p 128 Notion de paysage adaptatif. Le Darwinisme implique une adaptation croissante, alors que dans certains cas, pour atteindre un nouveau pic d’adaptation, il faut franchir une vallée, c’est à dire perdre en adaptation.

p 168 La forme ses protéines ne peut être prédite à partir de la séquence des acides aminés. Des séquences différentes peuvent conduire à des formes identiques, et des séquences très proches à des formes différentes.
Il y a 10 puissance 68 façons de se replier, mais seulement environ 1000 formes répertoriées. C’est un argument en faveur du structuralisme utilisé par Michael Denton.

p 189 Les systèmes vivants sont des réalités globales différentes des machines. Staune pointe le fait qu’autant le darwinisme que l’intelligent design reposent sur une vision mécaniste avec un deus ex machina (l’horloger aveugle, ou un dieu qui intervient contre les lois de la nature)

p 194 Il faut faire l’hypothèse d’une coordination des macromutations : par exemple, la bipédie ne peut survenir que si à la fois le bassin et l’oreille interne se transforment !

p 201 Ch 8 Explication claire de la théorie d’Anne Dambricourt.

p 228 Carl Woese (découvreur des archae) : les micro-organismes et les bactéries portent la trace d’une époque où l’évolution reposait essentiellement sur des transferts horizontaux de gènes. Les innovations pouvaient se propager rapidement. L’évolution était basée sur la coopération plutôt que la compétition et la sélection. Selon F. Dyson, l’intermède darwinien est terminé. Les transferst d’idées ont remplacé les transferts de gènes : transmission culturelle. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC419918/?tool=pubmed

p 245 Werner Arber postule l’existence de gènes créateurs de diversité favorisant l’évolutivité

p 286 Le principe anthropique met en évidence le réglage très fin des lois de l’univers en laissant à penser qu’elles auraient pu être réglées par un designer, alors que l’intelligent design impose un designer qui aurait violé les lois de la nature.

p 252 Ch 10 Résumé : Les convergences, les contraintes, les canalisations font de l’évolution un phénomène qui n’a rien d’aléatoire ou de chaotique. Les caractéristiques essentielles des êtres vivants, leur structure intime, ne provient pas de processus d’adaptation et de sélection. Elles sont inscrites dans les lois de la nature, dont certaines sont connues et d’autres restent à découvrir.


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