In search of Divine Reality (Lothar Schaefer)

mardi 24 août 2004
par  Bertrand LALLOUR

Lothar Schaefer est professeur de Chimie-Physique à l’Université d’Arkansas. Il a fait le 23 février 2004 un exposé à l’UIP à Paris sur "L’importance de la physique quantique dans la pensée de Teilhard et au 21 ème siècle : pour une vue différente du Darwinisme et de l’évolution biologique".
Son livre "In search of Divine Reality" est actuellement en cours de traduction par Michel Godron, qui a eu l’amabilité de m’adresser certaines "bonnes feuilles" (non encore complétement finalisées) pour nourrir notre dialogue concernant l’épistémologie.
Pour obtenir ce texte, en faire la demande à Michel.

J’ai lu attentivement le chapitre 1 (Dualité onde-corpuscule) qui reprend les bases de la mécanique quantique. J’ai été étonné que parmi les expériences développées, le nom de Young ne soit pas (sauf erreur) cité, alors que d’autres physiciens importants le sont ?

Mon questionnement reste le suivant :

Comment les interférences d’ondes, objets virtuels de nature potentielle, sans énergie, non physique (ni chimique), peuvent-t’elles se propager dans le vide quantique (cosmique) ?

Ces ondes (fantomatiques) qui nous apparaissent (mentalement), que comme des formes numériques (objets mathématiques), comment par sauts quantiques, peuvent-t’elles s’actualiser en formes d’électrons (particules matérielles), douées d’énergie, observables physiquement et chimiquement de façon expérimentale ?

Ce changement d’état implique au départ un état potentiel, gros d’une réalisation, état actualisé dit matériel, par ailleurs réversible.

Qu’est au juste ce "potentiel" (Aristotélien) en dehors d’une "vaste pensée" !

Pourquoi et comment ce saut quantique, se fait en actualisation, ou se défait en virtualisation ?

Qu’est ce au juste que cette interférence, qui préjuge du choc de deux ondes théoriques non localisables ?

Pourquoi y a-t’il alors quelquechose (une onde supperposée matérialisable par expérience), et non pas rien (vide quantique d’origine) ?

Mystère des propriétés extraordinaires du comportement de ces entités quantiques, par rapport aux ondes électro-magnétiques (lumière, radio, rayons X) et aux ondes sonores ! Il est un fait que nous disposons, avec l’expérience des fentes de Young, de précieuses informations de nature probabiliste, à partir de la détection des points d’impacts des particules sur un écran lumineux. Celles-ci peuvent s’exprimer en relations numériques, mais où commence (et où finit) l’agrégat, que nous appellons matière ?

Matière qui sous l’angle macroscopique présente une apparence solide et cohérente (notion de Phénomène), et qui dans son fondement, sous l’angle microscopique, se révèle un ectoplasme ondulatoire, dont l’essence est de "pouvoir-être" !


Commentaires  forum ferme

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mardi 24 août 2004 à 16h53 - par  Eric LOMBARD

Je vous remercie très vivement d’avoir pris la peine de répondre si complétement à mon questionnement sur la dualité ondes-corpuscules et sur le concept de matière.

Je reste perplexe sur les points suivants :

Comment peut-t-il y avoir une structure d’espace trine ( hauteur, largeur,
profondeur) dans la perspective d’un "vide quantique", sinon en tant que
"potentielle" ? Et selon le même raisonnement, toute idée de mesure n’est elle pas strictement anthropomorphique !

Il est vrai que nous sommes face à une réalité existentielle : "il y a",
effectivement, une modulation déchiffrable, sous forme de relations
numériques, en cas d’interception de l’onde, par notre esprit ( effet
psychique d’ordre qualitatif ). Vous avez donc raison de dire § 1 que
"L’onde engendre l’espace de sa propagation". Mais ce saut créatif demeure
une égnime !

Je suis d’accord que cette "potentialité" (du vide cosmique) signifie
puissance autogénérative (actualisation), et par symétrie (réversibilité)
dégénérative, c’est à dire re-virtualisation. Je ne sais exactement ce qu’il
faut entendre par anti-matière, sinon le spin de valeur opposée à celui de
la matière !
Au § 4, Vous parlez ici du photon, particule de lumière douée d’énergie, et
non plus de l’entité quantique non encore décelée comme particule !
En § 5, Vous évoquez la dégénération lorsque l’onde devient corpuscule et de
régénération dans le cas opposé, mais n’est-ce point l’inverse : autogénération
dans le premier cas, puis dégénération pour le corpuscule non décelé,
considéré comme onde !

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mardi 24 août 2004 à 16h40 - par  Eric LOMBARD

A mon retour je trouve cet important message qui mériterait un échange
approfondi au calme d’un soir d’Août en Béarn autour d’un verre de Jurançon
sec. Oserai-je réagir en quelques propositions beaucoup trop sommaires. Je
vais cependant me risquer à vous dire que je crois pour ma part qu’il faut
au préalable assimiler que :

1- L’Espace est par essence autogénérateur. L’onde engendre l’espace de sa
propagation. Cette puissance générative est en lui, il ne faut pas lui
chercher une cause extérieure.

2 - L’action est de structure trine ; la dualité onde/corpuscule est d’ordre
dimensionnelle et elle doit s’analyser sur l’axe vertical des dimensions
d’Espace. Si on la projette dans le plan horizontal défini par la Force et
le Temps, il est fatal qu’elle apparaisse comme contradictoire.

3- La propagation a dimension LT (Espace-Temps) , l’Énergie de l’onde a
dimension LF (Espace-Force). Cette Force est celle de l’Action TFL qui a
déclenché l’émission de l’onde et qu’elle mémorise comme une onde porteuse
d’une modulation. Elle la restitue en cas d’interception.

4- De même que l’impact d’un photon-corde unidimensionnel dans l’Espace
tridimensionnel provoque la surgénération d’une onde plane bidimensionnelle,
de même et symétriquement, l’interaction entre cette onde plane
bidimensionnelle et l’Espace tridimensionnel provoque sa dégénération en
particule unidimensionnelle.

5- Les mots matérialisation et dématérialisation s’appliquant à la
dégénération de l’espace (lorsque l’onde devient corpuscule) et à sa
surgénération (lorsque le corpuscule devient onde ) sont impropres. Le
statut de la matière est très obscur en physique. Il ne s’éclaircit qu’avec
les notions de matière et antimatière qui font intervenir les signes
respectifs de l’Énergie et du Temps.

La conceptualisation de la dualité onde/corpuscule implique celle du rapport
direct ou inverse entre surgénération et dégénération. Ce rapport entre le
passage de l’unidimensionnel au bidimensionnel, et inversement, est traduit
arithmétiquement la raison directe 2/1 ou inverse 1/2 de la progression
géométrique.
Je ne suis pas sûr de vous avoir éclairé mais c’est une invitation à me
rendre la visite que j’ai faite à votre terroir.

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