La nature de la vie : une transmission d’informations

A propos du livre "Comment définir la vie" présenté par Eric le 21/11/07
vendredi 30 novembre 2007
par  Michel GODRON

Par le mot vie, nous entendons le fait de se nourrir, de grandir, de se reproduire et de dépérir par soi-même. Cette première définition que proposait Aristote est encore pertinente et les définitions plus modernes l’expriment seulement d’une autre manière quand elles disent que la vie est un système original de transformation de l’énergie (c’est pourquoi nous avons commencé par voir d’où vient cette énergie). Mais la vie utilise moins de 1% de l’énergie solaire, et il faut comprendre, en deuxième analyse, que la vie est un système de codage et de transmission de l’information portée par l’énergie absorbée.

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Documents joints

La nature de la vie (Article de 12 pages)
La nature de la vie (même article de 12 p au (...)

Commentaires  forum ferme

jeudi 10 janvier 2008 à 23h45

Merci, cher Alain, de vos deux réponses.
Je reviendrai d’une mission en Algérie seulement le 20 janvier et je répondrai alors à mon tour.

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jeudi 10 janvier 2008 à 00h24 - par  Alain BRUYERE

Selon moi, le temps et l’espace sont devenus réalités physiques en même temps au même endroit si l’on peut dire, au moment du big bang mais on ne peut détecter des intervalles de temps qu’au delà du temps de Planck. Par conséquent, il a fallu attendre ce temps de Planck avant que cet espace-temps ne devienne matérialité et cela s’est fait via la transformation d’Information en Energie comme je le suggère dans mon autre réponse.

Selon la TNN, le 1er débogage, est justement celui du temps thermodynamique qui a orienté le temps en un un temps occurent et non désoccurent, ce qui a produit un surplus de matière au détriment de l’anti-matière. Ce dont ont profité les particules élémentaires qui ont ainsi pu constituer des atomes stables

Même si l’espace est créé en même temps que le temps car l’espace-temps forme un tout, le débogage de l’espace selon la TNN ne vient que plus tard quand est donné aux neurones la capacité de distinguer une mise en abîme d’une mise hors d’abîme, en d’autre termes, un contenant et son contenu ou encore les différents niveaux conceptuels ou meta et la distinction entre dégénération d’un contenu en son contenant et génération d’un contenu à partir d’un contenant, ce qui permet la conscience humaine

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jeudi 10 janvier 2008 à 00h08 - par  Alain BRUYERE

Vos réflexions m’amènent à aborder la question de l’Energie et de l’Information. J’aime à penser, mais ce ne sont qu’élucubrations personnelles qui ne demandent qu’à être critiquées, que l’Energie qui a été libérée lors du big-bang vient de la fluctutation du vide quantique qui n’était que pure Information donc grandeur immatérielle, et qui s’est transformée en Energie lors du big-bang. Cette Energie très riche en néguentropie a alors été et est toujours consommée par l’Univers pour sa structuration.

Avec E=mc², on a déjà une équivalence entre masse et Energie : l’une pouvant se transforemer en l’autre et vice-versa : une masse possède donc de l’Energie et une Energie est contenue dans une masse. On peut dès lors voir c, vitesse de la lumière, comme un quanta d’Energie égal à la racine carrée de l’Energie par unité de masse.

Avec E = hf, on a une 2è équivalence entre rayonnement et Energie cette fois : une onde de fréquence f transporte une Energie et une Energie est véhiculée par une onde . On peut dès lors voir h, constante de Planck, comme un quanta d’Energie égal à l’Energie par unité de fréquence c-à-d de nombre de vibrations par seconde.

Avec E=kT, on a une 3è équivalence entre Température et Energie cette fois : une Information contient de l’Energie et une Energie est emmagasinnée dans une Information. En effet Température, Chaleur et Entropie sont liées par la relation dQ=TdS (la température T fait varier l’Entropie S et produit de la chaleur Q, de même que la pression P fait varier le volume V et produit le travail T) et l’on sait que l’Entropie est une mesure directe de l’Information que l’on peut avoir d’un système selon l’analyse statistique qui donne k = SlnO où O est le nbre d’états microscopiques permettant de réaliser l’état observé d’un système à l’échelle macroscopique et que S représente donc la quantité d’information moyenne de cet ensemble d’événements que constitue la réalisation par les divers états microscopique de ce même état observé. On peut dès lors voir k, constante de Boltzman, comme un quanta d’Energie égal à l’Energie par unité de variation de Température ou encore de variation de Chaleur par unité de variation d’Entropie, soit par unité d’Information

mercredi 9 janvier 2008 à 16h08

Je suis en plein accord avec ce commentaire, et je modifierai en conséquence mon brouillon.

Quelqu’un peut-il me dire si le premier déboguage aurait eu lieu aussitôt que le temps (et l’espace ?) sont apparus ou si le premier déboguage a eu lieu en même temps que le temps apparaissait ? La nuance n’est pas sans importance et j’avoue que la seconde solution me conviendrait mieux que la première.

mercredi 9 janvier 2008 à 09h55

La question de l’entropie de l’univers et de son évolution a été traitée par Hubert Reeves dans "L’heure de s’ennivrer". Mais ce livre commence à dater (1989 ?). Il serait sans doute prudent de vérifier que les choses n’ont pas évolué depuis (En 89, on ne savait pas encore que l’expansion de l’univers s’accélère).

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mardi 8 janvier 2008 à 20h17 - par  Jean-Nicolas

A mon avis les théories élaborées actuellement à partir de nos observations et de nos logiques humaines semblent dire que dans l’Univers qui est à notre portée, nous ne pouvons pas (et ne pourrons jamais) observer ou mesurer de temps inférieur à la durée de Planck.
Notre Physique commence au temps de Planck. Avant ? Impossible même de le qualifier d’avant ! Au temps de Planck impossible de dire si l’Espace est petit (car avant il n’ a pas d’espace au
quel le comparer)... ou l’Energie, concentrée ...ou la Force ,grande. C’est seulement après que l’on peut faire des comparaisons.

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mardi 8 janvier 2008 à 19h54 - par  Michel GODRON

1) Je ne connais pas d’autre publication sur ce sujet.

2) Il faut aussi se souvenir que, dans une perspective plus large que celle de Prigogine (qui s’intéresse surtout aux systèmes ouverts) les plantes sont des systèmes fermés dont l’entropie diminue au cours de leur croissance.
Pour les animaux et pour les écosystèmes (qui sont généralement des systèmes ouverts), il serait peut-être întéressant de regarder ce qui se passe dans les pyramides alimentaires.

3) Pour l’ensemble de l’univers, je souhaiterais savoir si il est correct d’écrire :
" Les lois de la physique nous permettent de remonter dans le temps presque jusqu’à une fraction de seconde – le "temps de Planck" – après le Big bang. A cet instant, l’univers était un formidable concentré d’énergie (considérée comme une fluctuation du vide quantique) concentrée dans un très petit espace. Les atomes, puis les molécules, puis les nébuleuses, les étoiles, les planètes, etc. sont apparus ensuite. La transparence de l’espace intersidéral, qui nous a légué le rayonnement fossile de Penzias, en a diminué l’homogénéité. L’univers est ainsi devenu de plus en plus complexe, de plus en plus structuré et cette évolution paraît, à première vue, en contradiction avec le second principe de la thermodynamique qui dit qu’un système isolé devient de plus en plus homogène. En fait, la structuration de l’univers cosmologique ne contredit pas le deuxième principe, puisqu’elle s’est accomplie en consommant de l’énergie de très haute qualité, riche en néguentropie."
Michel Godron - 8 janvier 2008

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jeudi 20 décembre 2007 à 15h15 - par  Eric LOMBARD

Dans votre article, vous indiquez que Roderick Dewar (INRA) a confirmé et généralisé le résultat de Prigogine, à savoir qu’une structure dissipative s’auto-organise de façon à maximiser la dissipation d’énergie de l’univers (principe de production maximale d’entropie).

On vérifie facilement la mise en oeuvre de ce principe par l’espèce humaine, mais qu’en est-il des autres espèces ? Est-il possible de corréler l’évolution des espèces à un métabolisme croissant, mesurable par exemple en W/kg de matière vivante ? Connaissez vous des publications sur ce sujet ?