Commentaires sur "A l’enseigne de Béna"

lundi 5 juillet 2010
par  J. Nicolas MAISONNIER

Notes* de lecture de :

A l’enseigne de Béna ou les « fondamentaux de la TGS » (Théorisation Générale du Sens) de Xavier Sallantin

* que vous pouvez aussi télécharger en bas de cet article

Dans cet essai (version du 17 juin 2010 – 43 pages), XS tente à nouveau de résumer et d’éclaircir sa Théorisation Générale du Sens en dégageant ses fondamentaux. Nombre de ses arguments sont déjà connus des membres du Groupe Béna qui ont étudié ses écrits précédents ; il introduit cependant de nouvelles expressions et lance quelques hypothèses nouvelles.

La principale innovation littéraire est de donner la parole à la « Problématique Béna » et non plus à la « TGS »
.
La principale hypothèse nouvelle est un parallèle entre la charge électrique et la charge pesante :

Page 9 : La P. Béna innove en établissant un parallèle entre charge électrique mesurée en coulombs et la charge pesante ou gravifique mesurée en gramme-poids.

Page 10 : Puisque la physique moderne n’explique pas la nature de la charge électrique, je risque l’hypothèse que l’électricité est à la courbure d’un Espace infiniment petit ce qu’est la gravité à la courbure d’un Espace infiniment grand. Je pose qu’une charge gravifique est saisie radiale de la courbure d’un Espace dont le rayon tend vers l’infini et qu’une charge électrique est saisie radiale de la courbure d’un Espace dont le rayon tend vers zéro.

Page 11 : la double interprétation de la courbure radiale ou angulaire de l’Espace permet de traduire la relation :

- d’une part électromagnétique entre champ électrique E et champ magnétique B,
- d’autre part “gravitocinétique” entre champ gravitationnel G et champ d’accélération A.
… On entrevoit ici une généralisation des équations de Maxwell. .... Cette généralisation qui appelle vérification est un nouvel apport innovant de la P. Béna.

Je ne comprends pas comment cette assertion se déduit de la P. Béna, ou de la logique trialectique. Elle semble plutôt suggérer par les équations de la physique classique et celles de la relativité générale. Il me semble que XS hésite entre une interprétation lié au rayon de courbure de l’espace et une autre liée à la dimension d’espace.

XS insiste à nouveau sur le caractère non-physique de l’arithmétique

Page 18 : la genèse arithmétique n’a pas d’histoire mais une structure intemporelle, celle de l’arbre des nombres qui ne grandit pas mais qui n’en est pas moins structuré, donné dès le principe entièrement déployé. Le mot genèse est donc impropre pour l’arithmétique. Le mot générique convient mieux en tant que matrice d’un devenir

Et pourtant il ne semble pas avoir abandonné son idée que les systèmes physiques naturels font des comptes, qu’ils manipulent et échangent de l’information en consommant de l’énergie. Comment se fait t’il qu’ils n’utilisent pas toutes les subtilités de l’arbre arithmétique entièrement déployé ? Est-ce le cerveau humain qui, parce qu’il utilise, lui, toute la structure de l’arbre, classe les particules dans autant de cases différentes, alors que les particules seraient incapables de le faire ? (de leur point de vue elles n’ont même pas d’histoire (cf P 24), alors que nous les voyons sans cesse évoluer) De même pour les éléments chimiques ? Il y a, à mon avis, deux problèmes différents : celui de comment la nature compte et celui du classement des éléments naturels. Sur le premier chantier (historiquement le plus ancien) la P. Béna, et le Groupe Béna, avancent très lentement et n’ont pas encore mis en évidence des résultats expérimentalement réfutables. Le second chantier est très récent et le Groupe Béna n’y a pas encore vraiment travaillé les classifications du Livre I.

Le paradigme de la logique trialectique modélisé par le tissage

Page 20 : Je maintiens donc que faute d’un effort d’intelligence de l’ourdissage, du tissage et de leur relation, mieux encore faute d’initiation sommaire à leur pratique manuelle, il est difficile d’assimiler la logique trialectique

Faut-il que les membres du Groupe Béna fassent un stage de tissage ? Ne pourrions-nous pas modéliser un métier à tisser et tout son fonctionnement sur ordinateur ?

Page 21 : Ce dénombrement (bioarithmétique) implique que soient discriminés l’intervalle vide entre deux signes unitaires au sein d’un bloc, significatif d’une union ou d’une conjonction, et d’autre part l’intervalle vide entre deux blocs significatif d’une séparation ou d’une disjonction.

C’est la première fois qu’apparait clairement une différence entre ces deux types d’intervalles.

Le parallèle entre l’histoire naturelle et l’histoire culturelle.

Page 25 : Le parallèle qu’établit la P. Béna entre les trois Actes de la première partie et les trois Actes de la deuxième partie est tout à fait fondamental et innovant. Je n’ai pas connaissance d’une théorie similaire. Je ne vais pas développer ici ce parallèle qui, depuis qu’il m’est apparu clairement voici environ cinq ans, est devenu central dans mes différents écrits et exposés. Je ferai seulement remarquer que si l’on s’en tient à la seule première partie, on ne trouve pas l’explication des transitions entre les trois Actes. On ne sait ce qui fait sauter un acteur de l’étage de la nucléoscène du premier Acte à l’étage de la bioscène pour initier le deuxième Acte puis à l’étage de la nooscène pour initier le troisième Acte. En d’autres termes, on ignore ce qui actionne les détonateurs des mises à feu des trois gerbes successives du feu d’artifice.

De toute évidence, nous sommes là au cœur de ce document. XS a d’ailleurs écrit en rouge les 6 pages suivantes ! Il y développe des idées très riches sur l’histoire des sociétés humaines pour s’arracher de la loi de la jungle : lutte contre les aliénations dominatrice, prédatrice et entropique ; avènement d’une conscience civile, puis planétaire et cosmique.

L’épilogue de l’Impromptu au sixième Acte

Si j’ai bien compris, c’est au sixième Acte que XS place celui (ou ceux) qui «  actionne les détonateurs des mises à feu des trois gerbes successives du feu d’artifice ». Ces actionneurs seraient les humains des derniers temps (fils de l’homme, esprits, anges ?) qui, en pleine connaissance de cause et en peine liberté, donneront quitus au Créateur. Et ce commun accord final entre l’Homme et Dieu seraient à la fois la cause et la conséquence des accords partiels qui ont déjà eu lieu.

XS insiste beaucoup sur cette double lecture du sens du Temps. Il donne en particulier une interprétation de l’avènement du monothéisme à travers la personne d’Abraham qui s’est en partie « rétroactivement construite » :

P 31 : Ce pôle d’autorité s’est rétroactivement construit mais, inversement, on ne peut exclure que ce pôle ait historiquement existé à l’origine du monothéisme dont la mémoire soit comme un rayonnement en direction du futur inspirant les auteurs de la Genèse

De même pour le Christ :

Page 32 : la vérité du Christ ne se réduit pas à ce qu’il a pu dire et être vraiment durant sa brève existence en Palestine ; elle est celle que construit depuis deux mille ans la totalité d’un faisceau de données, de traditions, d’études exégétiques et théologiques convergeant vers le fondateur du Christianisme, pôle surnaturel de fraternité universelle

S’en suit une belle page sur « les deux lumières qui brillent » :

Page 32 : Il convient donc de distinguer deux lumières qui brillent : la lumière initiale de la manifestation phénoménale lors du Prologue, rayonnement thermique et entropique du corps noir qui, selon son intensité, irradie, chauffe, brûle, incendie, calcine ce qui lui fait écran ; la lumière finale de la vérité découverte lors de l’Épilogue, rayonnement informatique et néguentropique du savoir qu’apporte la vérité découverte, lumière qui se propage et qui illumine sans le consumer tout récepteur entrant en résonance avec elle.

10- La vérification de la problématique Béna

Les classifications

Cette partie, qui commence Page 33, devrait plus particulièrement intéressé la Groupe Béna car c’est une de ses raisons d’être.

Page 35 : Ce que propose alors la P. Béna n’est autre que des classifications successives des 24 fermions et des 12 bosons de la Physique des particules, des 118 éléments simples de la chimie, des 64 codons de la biologie, classifications définies a principio théoriquement à rapprocher des classifications empiriques établies expérimentalement dans ces trois disciplines. Si ce rapprochement est certifié conforme la P. Béna est confirmée, s’il n’est pas conforme elle est infirmée.

Pour le Groupe Béna ce ne sera pas aussi simple que cela. Car les classifications exposées dans les toutes dernières pages du Livre I sont de l’avis même de XS « tout à fait arbitraire » (p 128 et 129 du Livre I). XS « prend le risque de supposer » … que certaines partitions sont binaires (PARA.ORTHO ou PRO/ANTI) et d’autres ternaires « en application de la logique trine »(p 128). J’ai du mal à y voir l’application d’une théorie, d’autant plus que c’est la même grille (celle de la totalité de l’Arithmos) qui préside au classement des particules élémentaires et au classement des éléments chimiques, avec des résultats différents.

Les intensités relatives des 4 interactions fondamentales

Page 36 : C’est par là que devrait à mon avis se dégager les premiers éléments décisifs de confirmation de la TGS. On va voir qu’il s’agit de l’explication du pourquoi jusqu’à présent inexpliqué des intensités relatives des quatre interactions fondamentales.

La encore le chantier me parait impossible car d’après ce que j’en sais ces intensités relatives ont évolués depuis le Big Bang. Au début les 4 forces étaient de même intensité.

Coût du désordre

Page 39 : En bref, si le recueil d’une information coûte le désordre d’un ordre élémentaire, la remise en ordre de ce désordre coûte trois informations. À l’évidence, détruire un monument demande moins de savoir que le construire. Cette dissymétrie est connue mais non formalisée et la P. Béna innove en proposant une évaluation numérique inédite

Je n’ai aujourd’hui pas d’idée sur la façon de tester cette hypothèse.

La fin du document de XS me parait quelque peu pessimiste sur la possibilité de vérifier la P.Béna, non seulement parce qu’elle est difficilement communicable à ceux qui ne croient pas aux canaux de communication de la foi (la prière, la grâce)(p 43), mais aussi à cause de ce que XS nomme pour la première fois le « Mur de Boltzmann » :

Page 41 : Un mur de Boltzmann qui interdit la pleine intelligence d’une implosion finale d’information lors d’un Big Bang futur en Oméga. En effet, cette pleine intelligence supposerait que par l’achèvement de la connaissance nous soyons déjà parvenus sur le seuil du Prologue, de l’autre côté du mur de Boltzmann d‘où l’on embrasse la totalité panchronique de l’économie de l’histoire de l’Univers.

J’espère que le Groupe Béna ne se découragera pas et qu’il trouvera lors de sa prochaine réunion à Béna, des raisons d’avancer et des pistes concrètes de travail.



Documents joints

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