Les voies de la lumière - Trinh Xuan Thuan

Notes de lecture de JNM
mardi 5 avril 2011
par  J. Nicolas MAISONNIER

Trinh Xuan Thuan, astrophysicien, participera au Colloque "Spiritualité en Pyrénées", en juillet prochain à Font Romeu. Je viens de lire (en partie) son ouvrage de 800 pages dans lequel il affirme : "j’ai désiré explorer non seulement les dimensions scientifiques et technologiques de la lumière, mais aussi ses dimensions esthétiques, artistiques et spirituelles". Dans le document ci-joint j’ai consigné les extraits (surtout physiques) qui m’ont particulièrement touché et qui peuvent nourrir nos réflexions vis à vis de la TGS.


Documents joints

Les voies de la lumière
Notes de lectures de JNM - 6 pages

Commentaires

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dimanche 10 avril 2011 à 18h32 - par  Marcel COMBY

Bonjour. L’astrophysicien :Trinh Xuan Thuan a écrit un jour :

« La science et la spiritualité sont deux fenêtres complémentaires qui permettent à l’homme d’appréhender le réel »

Attention le langage n’est que l’image de nos désirs !

C’est précisément le mot : complémentaire qui pose question sur le simple plan de la logique. Pour moi, la science et la spiritualité sont deux domaines de la connaissance que je qualifierais d’ ORTHOGONAUX ! L’une des deux réalité est « horizontale », tandis que l’autre est « verticale ». La notion d’orthogonalité met en évidence des réalités situées sur deux plans bien distincts C’est l’archétype de la dualité : science – foi, raison – croyance. Sur le plan de la topologie mathématique, deux espaces complémentaires admettent ce qu’on appelle une frontière : tout point "adhère" aux deux espaces, donc il y aurait du divin dans la science des hommes. Or si l’on se situe dans le domaine de la Connaissance, cette frontière entre science et métaphysique n’existe pas puisque l’une parle du comment des choses et l’autre du pourquoi. Les éléments communs à deux doctrines orthogonales n’existeraient que dans la réunion de toutes choses, à la fin des temps. On doit évoquer la seule eschatologie pour établir une sorte de syncrétisme faisant un amalgame entre lumiére objet de contemplation visuelle et la foi en Dieu. Autre chose est le fait de faire de la lumière un symbole puissant n’ayant rien à voir avec l’astrophysique.
La métaphore qui met ce principe en évidence est la fameuse « rosace » que l’on peut découvrir sur la façade des cathédrales. Ce symbole architectural bien connu situe les activités humaines sur la périphérie d’un cercle, tandis que les rayons ramènent ces réalités vers le centre unificateur de toute chose.

En fait, la science est un domaine autonome qui laisse un large espace à la liberté du chercheur. Cela n’exclut en rien certaines interdépendances suivant le principe selon lequel notre pensée s’appuie essentiellement sur le rationnel. Cela n’exclut pas la place du divin dans l’histoire de l’homme ni l’existence des faits d’ordre supra naturel. La science et en particulier les mathématiques ne font que rendre le monde intelligible mais ne conduisent pas à Dieu.

En fait il y a superposition du Ratio et du Logos, comme il y a superposition de l’onde et du corpuscule, de l’esprit et de la matière. Tel est le grand mystère de la condition humaine !!

Marcel Comby

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