Le passage de la numérotation (ordinale) à la numération (quantitative)

vendredi 12 mars 2010
par  Jacques M

En reprenant l’image du ruban d’enregistrement d’informations unitaires qu’il avait présenté en 2008 (Article N° 155) , Jacques M. prolonge sa réflexion et la soumet aux membres du Groupe Béna dans le document ci-joint (exposé en réunion le 12 mars).


Documents joints

Passage de la numérotation à la numération
8 pages

Commentaires

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mardi 1er juin 2010 à 16h42 - par  Jacques M

Alain, je te joins une réponse/approfondissement à ton courriel du 26 mars dernier, dont je te remercie. Il est vrai que ma réflexion ne sait pas être aussi analytique et progressive que celle de Xavier, mais je crois cependant que l’image du germe que j’emploie ici, - (addition en germe dans la numérotation séquentielle, que mon essai article a tenté d’expliciter et multiplication/exponentiation en germe dans la numération séquentielle qui caractériserait la biosphère, essai que je dois formaliser) -, est intéressante. Comme le chêne est en germe dans le gland...

Je réagis un peu tardivement (2 mois plus tard !) à ton courriel fort précis du 26 mars dernier. Et je le fais au fil de la lecture, sans forcément la cohérence analytique qu’un point de vue plus élevé pourrait donner. Mais avec plus d’effort d’analyse, et je suis paresseux !

Tout d’abord, je rappelle que j’ai toujours été gêné par l’emploi que Xavier et d’autres ont pu faire des signes I, 1 ou 0 pour désigner l’occurrence ou l’absence d’évènement unitaire susceptible de décompte. En particulier du signe 0, qui à mon avis fait la confusion entre la case vide inscriptible, et l’inscription effective d’une non-occurrence. Tu vois que ce n’est pas la même chose. Il me semble nécessaire d’avoir un signe particulier pour la case vide avant qu’elle ne devienne sujette d’inscription, et j’avais suggéré le signe ø…
C’est pourquoi je suis gêné par ton utilisation, au début de ton paragraphe 1, du 0 et du I comme signifiants, du 0 et du 1 comme signifiés, pour remplacer ce que j’ai volontairement désigné par les mots neutres flip et flop.
Tu dis ensuite que le choix de ce que tu appelles le sens croissant de l’espace physique (au sens affine, ou distanciel donc) serait la caractéristique du débogage opéré au sein de la biosphère. Cela me parait intéressant, et je le rapproche d’une distinction que j’ai toujours eue à l’esprit, au sein de la biosphère, entre les plantes et les animaux (même s’il y a des frontières floues), que je précise en disant plantes statiques et animaux automoteurs. Pour les plantes, l’espace est statique, pour les automoteurs il serait extensible au sens distanciel. Mais je vois mal l’application de la réciproque, au sens d’un espace non plus en extension, mais en diminution distancielle…
Ceci dit, on est tous les deux d’accord pour distinguer les doublets 01 et 10, en pesant chaque digit d’un « poids » lié à sa position dans une lecture de droite à gauche. Et je pense que l’on parle de la même chose, même si pour moi il serait préférable de pousser jusqu’à un triplet, voir un quadruplet pour lever l’ambiguïté possible au niveau 2. Mais néanmoins je ne te suis pas jusqu’à être d’accord, à se stade, sur l’utilisation que tu fais du mot « somme » : l’étude et la critique de mon petit essai sur les rubans positionnels est à mon avis nécessaire avant d’utiliser ce mot.
Ton paragraphe suivant introduit le vocable « espace conceptuel », et là j’ai un peu plus de mal à te suivre. Je m’explique :
Mon premier essai utilisant l’image des billes mises par un enfant dans un sac (ou celle du numérotage des maisons d’une rue) avait abouti à la conclusion que le numérotage contient en germe la notion de quantité : par convention, le numéro de la dernière bille mise dans le sac, ou celui de la dernière maison de la rue, aurait donné naissance à la notion de quantité (de billes dans le sac, de maisons dans la rue), riche de façon sous-jacente de la notion d’ensemble et de dénombrement des objets contenus dans l’ensemble. Au niveau formel, à partir de l’opération d’union de deux ensembles, ma réflexion sur la fusion des rubans (univers des signifiants ?) permet d’approcher (dans l’univers des signifiés) l’opération d’addition, qui se révèle commutative, puisque l’union qui lui donne naissance l’est aussi par nature. Je remarque aussi que la concrétisation d’une union nécessite la levée de l’ambiguïté entre union et scission… Bien sûr, comme l’a signalé Xavier, mon image de ruban, succession de cases représentant les instants temporels où peuvent s’inscrire les variation flip ou flop, n’a aucune existence réelle signifiante. Mais pourquoi ne pourrait-elle avoir du sens dans le mondes du signifié ?
Si je poursuis ma quête dans le sens de germe qui engendre, il me faut maintenant trouver l’idée de multiplication (et d’exponentiation) à partir de l’hypothèse d’une numération positionnelle qui préside à mon essai sur la fusion des rubans. Je crois avoir une piste, mais il est trop tôt pour en parler ici. Mais il me faut ce passage, me semble-t-il, pour aborder au niveau signifiant ce que tu appelles l’espace conceptuel, et au niveau signifié, la pondération géométrique, et non plus positionnelle.
Je passe à ton alinéa 2, toujours dans ton courriel du 26 mars. Il questionne la note 1 de mon essai sur la numération positionnelle. J’explicite ma pensée : je crois qu’il est le propre de l’homme, dans la noosphère, d’appréhender la durée, succession limitée d’instants, qui s’écoule, s’est écoulée (dans le passé) et s’écoulera (dans le futur). Au niveau de l’espace, c’est aussi le propre de l’homme d’appréhender sa notion de dimension, aussi bien dans le sens de projection (2,1 ou 0 dimension d’espace) que dans le tangible (3 dimensions) ou dans l’extension (4,5… ou n…, même si la difficulté conceptuelle s’accroit au fur et à mesure). C’est en ce sens que j’utilise le mot vectoriel, et évite le mot ambigu qu’est « dimensionnel ». L’extension de l’espace dans son volume n’est pas pour moi dimensionnel, mais affine, ou distanciel, comme tu le dis. Tu as raison de me faire préciser ce vocabulaire, car le mot français dimension est totalement ambigu, dans le sens où l’on parle de dimension d’une pièce, au lieu de mesure. Je crois que nous somme d’accord sur ce point.
Mais alors se pose effectivement une question : où situer la découverte (la donation) de la distance spatiale, un peu analogue à celle de durée temporelle. Eh bien, comme je l’ai dit plus haut, je la situerais à la frontière entre végétaux et animaux, donc au sein de la biosphère, avec l’apparition de l’automotricité. Alors que je maintiens l’apparition de la notion de durée temporelle au sein de la noosphère. Et je dis cela intuitivement, sans démonstration aucune.
L’alinéa 3 qui suit me perturbe : pourquoi introduire un étage d’accord supplémentaire entre accepter ou refuser le vote, et pour ceux qui acceptent, le vote oui et le vote non ? A quoi sert la discrimination entre bleu et rouge que tu introduis, associés respectivement au oui et au non ? De toute façon, cela a peu d’importance à mes yeux, car tu sais que pour moi le seul « monde » PARA que je puisse éventuellement conceptualiser se situerait dan la phénosphère (ancienne protosphère).
Jacques, le 1 juin 2010

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mercredi 31 mars 2010 à 22h45 - par  Alain BRUYERE

Bonsoir,
Pour continuer ma réflexion, et là je suis sur un terrain plus flou.....car je m’aventure sur un terrain que Xavier explore depuis beaucoup beaucoup plus longtemps que moi et je ne suis pas du tout sûr que mon approche soit du tout correcte mais je vous la soumets car elle peut susciter de nombreux échanges à moins que vous ne considériez qu’elle est tout à fait farfelue auquel cas, il suffira de la ranger au placard des oubliettes...
Que puis-je tirer de mes réflexions en ce qui concerne les débogages successifs sur base de ce que je propose à savoir que le 3è débogage soit celui dans l’espace "conceptuel" permettant à l’homme d’advenir car s’agissant d’une Force lui permettant notamment de naviguer dans les niveaux d’abstraction et liée au contenant/contenu, dérivation/intégration.
Et bien que, en suivant cette approche, je ne conçois pas les débogages dans le même ordre que Xavier. Pour Xavier, c’est dans l’ordre, TFL et pour moi ce serait TLF.

En effet, selon mon approche, c’est le débogage de "l’Espace" (et non de la "Force"), càd la levée de l’indétermination gauche-droite mais aussi avant-arrière et bas-haut, c’est kif kif, qui a lieu dans la biosphère après le débogage du "Temps" (càd la levée de l’indétermination temps occurent-temps désoccurent qui a lieu dans la nucléosphère). Comme expliqué dans mon mail précédent, c’est cette levée de l’indétermination dans l’Espace qui permet de discriminer que si on se déplace de droite à gauche dans l’espace (ou d’avant en arrière ou de bas en haut, tout dépend du repère de départ), on augmente d’un rang, tandis que si on se déplace de gauche à droite, on diminue d’un rang.
Je mets donc alors le débogage de la "Force", comme 3è débogage, et non comme 2è, dans la nucléosphère.
Est-ce logique ?
Pour qu’une Force puisse s’exprimer, il faut que les notions de Temps et d’Espace aient été déboguées càd que la Force doit pouvoir s’exercer dans un Temps qui est débogué et un Espace qui est débogué. Le Temps est le Temps occurent thermodynamique qui "s’occure" et l’Espace est l’Espace physique qui "s’étend". Donc ici le 3è débogage, selon mon approche, concerne la Force, Force qui permet de passer du contenant au contenu ou encore d’un niveau d’abstraction n à un niveau d’abstraction n+1, ou de dimension n à dimension n+1, que j’appelle Force d’Intégration ou Force qui permet de passer du contenu au contenant ou d’un niveau d’abstraction n+1 à un niveau d’abstraction n, ou de dimension n+1 à dimension n, que j’appelle Force de Dérivation. C’est donc cette Force qui permet de passer d’un niveau conceptuel à un autre. L’homme a en effet établi que ’il est en effet nécessaire de disposer d’une telle Force pour passer du repos à un mouvement rectiligne uniforme ou d’un mouvement rectiligne uniforme à un mouvement rectiligne non-uniforme càd pour provoquer une accélération dans les 2 cas, accélération pouvant être soit une variation en grandeur (ou quantité) de la vitesse, soit une variation en direction de la vitesse. Dans les 2 cas, on a F = dp/dt
où p est la quantité de mouvement de l’objet, c’est-à-dire le produit de la masse par la vitesse (tandis que l’impulsion est le changement de la quantité de mouvement produit dans un court laps de temps donné), et t est le temps. Si la masse est constante, alors on a :

F = ma car p = mv et a = dv/dt ou v = vitesse et m = masse et a = accélération

On voit donc que la Force est ce qui permet de dériver, ici dans le temps, la quantité de mouvement, càd la vitesse, si la masse est constante, pour obtenir l’accélération et inversémment, toujours si la masse est constante, la Force est ce qui permet d’intégrer, dans le temps, l’accélération pour obtenir la vitesse. Si je prends donc la dérivée de la quantité de mouvement, ou de la vitesse, si la masse est constante, j’obtiens l’accélération et si je prend l’intégrale de l’accélération, j’obtiens la vitesse, si la masse est constante. On voit donc que c’est la Force qui nous permet d’intégrer ou de dériver càd de passer d’une dimension n à une dimension n+1 et inversémment. C’est ce qui se passe en fait quand on passe de la biosphère à la noosphère puisque comme expliqué dans mon mail précédent, en conclusion, " les poids de la biosphère deviennent les exposants de la noosphère qui servent à définir les poids de la noosphère et cela se passe par une opération d’intégration qui engendre/génère une dimension supplémentaire ; inversément, les exposants des poids de la noosphère deviennent les poids de la biosphère par une opération de dérivation qui désengendre/dégénère une dimension en moins". Quand on dérive x**3, on passe en fait d’un x**3 à un x**2 , en fait 3 x**2 exactement, avec l’exposant 3 dans x**3 qui devient le poids 3 dans 3x**2 et on a la diminution d’une dimension car on passe de l’exposant 3 dans x**3 à l’exposant 2 dans x**2.
Bon je voudrais également vous envoyer des notes concernant toutes les grandeurs de Planck car on ne cesse d’en parler mais il faut savoir ce qu’elles représentes Lp, Tp, Ep,T°p, Mp, Erp, Mup, etc...
- Bien à vous. Alain

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lundi 29 mars 2010 à 23h02 - par  Alain BRUYERE

Merci Xavier pour ton document (ci dessus) que je vais analyser et qui a l’air d’une belle synthèse. Je vais poursuivre mes réflexions commencées dans mes deux mails précédents, mais je comprends tout à fait que tu te concentres sur ton approche et ton cheminement.

Amitiés nocturnes à tous - Alain - 29 mars 2010 - 23h02

Concernant lévogyre et dextrogyre, il faut éviter la confusion entre lévogyre et dextrogyre et type-D et type-L. Il vaut mieux dire lévo rotatoire et dextro rotatoire. Eric Lombard avait déjà soulevé ce point il y a quelques années.

En effet un acide aminé de type L signifie non pas qu’il est Lévo rotatoire (ou Lévogyre mais il vaut mieux éviter le terme) càd dévie le plan de polarisation d’un rayon de lumière polarisée plane dans le sens inverse des aiguilles d’une montre par rapport à l’observateur,) mais que sa configuration spatiale est conforme à la configuration spatiale D de l’isomer de la molécule de référence glycéraldéhyde càd que la structure stéréochimique des composants de son isomer est conforme à l’isomer Lévo rotatoire de la glycéraldéhyde.

D’ailleurs 9 des 19 acides aminés trouvés habituellement dans les protéines sont Dextro-rotatoires mais la D-fructose est Lévo-rotatoire. 19 des 20 acides aminés sont de type L, mais seulement 10 sont Lévo rotatoires. La glycine quant à elle n’est pas chirale ! (càd qu’elle n’a pas 2 isomères optiques qui seraient des images miroir l’une de l’autre, donc non superposables.

Les molécules chirales sont des molécules qui peuvent avoir deux agencements distincts et symétriquement opposable en miroir. On parle alors d’énantiomères d’une molécule, qui peuvent être levo rotatoire ou dextro rotatoire.

Le D-Fructose est aussi appelé Lévulose, parce qu’il est Lévo rotatoire. Il n’existe pas de lien entre la forme (Type L ou D) et le pouvoir rotatoire (Lévo ou Dextro) d’une molécule chirale. Il n’existe donc aucune relation générale entre la configuration D ou L d’une molécule et le signe (+) ou () du pouvoir rotatoire du composé. Certains composés appartenant à la série D sont lévo rotatoires, d’autres de la série L sont dextro rotatoires (l’alanine naturelle par exemple).

Extraits de Wikipédia :

Of the standard α-amino acids, all but glycine can exist in either of two optical isomers, called L or D amino acids, which are mirror images of each other (see also Chirality). While L-amino acids represent the vast majority of amino acids found in proteins, D-amino acids are found in some proteins produced by exotic sea-dwelling organisms, such as cone snails.[13] They are also abundant components of the peptidoglycan cell walls of bacteria.[14] and D-serine may act as a neurotransmitter in the brain.[15] The L and D convention for amino acid configuration refers not to the optical activity of the amino acid itself, but rather to the optical activity of the isomer of glyceraldehyde from which that amino acid can theoretically be synthesized (D-glyceraldehyde is dextrorotary ; L-glyceraldehyde is levorotary). Alternatively, the (S) and (R) designators are used to indicate the absolute stereochemistry. Almost all of the amino acids in proteins are (S) at the α carbon, with cysteine being (R) and glycine non-chiral.[16] Cysteine is unusual since it has a sulfur atom at the first position in its side-chain, which has a larger atomic mass than the groups attached to the α-carbon in the other standard amino acids, thus the (R) instead of (S).

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lundi 29 mars 2010 à 18h05 - par  Xavier SALLANTIN

Je suis avec attention votre cheminement tout en cheminant de mon coté avec comme vous le constatez de multiples embardées et approxiamations qui sont pour une bonne part la cause de vos difficultés et je me le reproche.

Cependant, il me semble qu’il y a une différence de méthode entre nous et il faut s’en expliquer. J’essaie pour ma part de commencer par le commencement puis de remonter pas à pas vers le sapiens en m’efforçant de ne pas appliquer la grille du sapiens sur mon analyse, mais de reconstituer méthodiquement la genèse naturelle de cette grille. Certes je sais que les données sur les origines que j’utilise ont été obtenues par le sapiens utilisant sa grille, mais peu importe du moment qu’elles sont validées comme fidèles à la Nature puisqu’elles permettent au sapiens des applications techniques qui marchent..

Donc il y a une démarche extrêmement laborieuse qui consiste à se faire particule originelle, souche de toute la population des particules quantiques de la Phénosphère qui se forment dans la fournaise du plasma primitif. Se pénétrer de ce que de manière innée la communication entre ces particules est déjà polarisée par la discrimination quantique/ non quantique dont le quantum d’action de Planck est le référent non pas seulement physique mais physico- arithmétique.

Puis se faire première molécule d’hydrogène, souche de toute la population des éléments chimiques de la Nucléosphère qui par fusion et fusion se forment dans le cœur des étoiles. Se pénétrer de ce que de manière innée cette nucléopopulation est en plus polarisée par la discrimination Passé/Futur dont le référent est le Temps Thermodynamique, lui aussi physico-arithmétique. Puis se faire première cellule vivante, souche de toute la population des êtres vivants de la Biosphère qui par scissiparité et appariements se forment dans la soupe primitive. Se pénétrer de ce que de manière innée cette biopopulation est en plus polarisée par la discrimination lévogyre /dextrogyre dont le référent est un moment cinétique ( la Force de Coriolis), lui aussi physico-arithmétique. Etc..., Donc se déprogrammer de notre propre grille pour saisir à chaque étape la communication qui s’instaure à travers une grille qui ne doit rien à la nôtre mais dont la nôtre procède. C’est pour ma part le plus souvent en rêve ou en demi-sommeil que j’entre dans la peau d’un nucléon ou d’une bactérie. S’exercer comme Alice à passer de l’autre côté du miroir...

J’ai essayé de résumer où j’en suis de cette démarche tâtonnante dans le tableau ci-joint , ce qui implique de traduire dans le langage du sapîens moderne ce qui est en fait exprimé dans le langage des particules, des molécules, des cellules etc..., et vous savez combien cette quête du mot juste appelle d’incessants correctifs. Il a pour fin de bien mettre en évidence le couplage physique/arithmétique conforme à un référent.

Mais on touche ici à l’essentiel car au commencement du commencement il y a le premier mot d’un langage et le statut trialectique de la signification de ce Logos exprimée par la trilogie signifié idéel, signifiant réel et référent normatif de leur couplage. La reconstitution de la genèse de la grille (le cryptogramme de la Création) implique donc dès le départ de travailler sur trois tableaux : genèse arithmétique, genèse physique, et genèse de leur couplage nominal instaurant un degré d’accord physico-arithmétique croissant. On ne peut faire tantôt de la physique et tantôt des mathématiques. Par exemple : On ne peut dire qu’il n’y a pas d’arithmétique à l’échelle quantique alors que la quantification est à la racine de l’arithmétique. Mais Peano oublie de le dire. Idem : On ne peut offrir à la nucléoarithmétique le support physique d’un ruban enregistreur calibré alors que la polymérisation de l’hydrogène s’arrête à sa molécule. La distinction que j’introduis en arithmétique entre la majoration du 0 qui devient 1 et la minoration du 1 qui devient 0 est une opération commutative qui elle aussi n’est pas mentionnée dans l’axiomatique de Peano. C’est nouveau et il faut aussi être clair là-dessus. Bref, hors de la logique trialectique pas de salut ! on ne pourra accorder nos violons sans s’accorder sur ce fondement ontologique de l’accord...

J’arrête là ces réactions improvisées qui exigeraient de longs échanges. Mais je donne tout mon temps à la rédaction de l’article pour la RDN et c’est un sacré sport de rendre cela comestible en dix pages. J’explore un stratagème (de stratégiste !) Raconter l’histoire de l’Univers comme un Impromptu dont les acteurs (la Nature puis l’Homme) improvisent au cours d’actes successifs dans un décor imposé avec un thème imposé . Le décor c’est la Phénosphère et le thème c’est l’amour car si on peut communiquer sans aimer on ne peut aimer sans communiquer ; les accords sur une polarisation de référence - qui caractérisent par des degrés croissant les différents niveaux de communication entre particules, molécules, cellules, etc.. ,- peuvent être assimilés à des degrés d’amour (comme je l’ai fait pour le pas de deux entre électron et proton).

Là-dessus bonsoir amical à tous . XS - 29 mars 2010 -18h50

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dimanche 28 mars 2010 à 23h51 - par  Alain BRUYERE

Je vous parlais d"équivocité et d’univocité dans mon mail précédent ; la question est évidemment : " pourquoi y-a-t-il équivocité dans la biosphère et pas dans la noosphère càd équivocité/redondance quand on adopte le comptage positionnel dans la biosphère, càd celui qui a pour résultat IIIIII=1+2+3+4+5+6=21 et pas quand on adopte le comptage exponentiel (celui que nous connaissons) dans la noosphère, càd celui qui a pour résultat IIIIII=1+2+4+8+16+32=63" ;

On pourrait en effet se poser la question suivante ; pourquoi ne peut-on pas compter dans la noosphère autrement et obtenir de l’univocité quand même ; par exemple en comptant IIIIII = 1+2+4+6+8+10=31, qui serait une autre façon de passer de la biosphère à la noosphère en prenant comme poids dans la noosphère, non plus le rang, 1,2,3,4,5,6 comme dans la biosphère (dans la biosphère, le rang est égal au poids) mais en multipliant ce même rang ou poids de la biosphère par 2 pour obtenir alors comme arguments ou poids en se déplaçant de droite à gauche dans le rang de 1 vers 6
1,2,4,6,8,10 soit 1*1, 2*1, 4*1, 6*1, 8*1, 10*1 . Donc partant de 1,2,3,4,5,6 pour les rangs, on obtiendrait -> 1,2,4,6,8,10 pour les poids. On obtiendrait alors 31 valeurs différentes et pas 63, donc on aurait toujours de l’équivocité ou redondance.

En fait dans la biosphère, les arguments ou poids sont les suivants quand on se déplace de droite à gauche dans le rang de 1 vers 6 : ;
1,2,3,4,5,6, soit 1*1, 2*1, 3*1, 4*1, 5*1, 6*1. donc partant de 1,2,3,4,5,6 pour les rangs, on obtient -> 1,2,3,4,5,6 pour les poids.

Dans la noosphère par contre, les arguments/poids sont les suivants quand on se déplace de droite à gauche dans le rang de 1 vers 6 :
1,2,4,8,16,32 soit 2**(1-1), 2**(2-1), 2**(3-1), 2**(4-1), 2**(5-1), 2**(6-1), donc partant de 1,2,3,4,5,6 pour les rangs on obtient -> 1,2,4,8,16,32 pour les poids

Que remarque-t-on ?

Et bien que si on applique le comptage positionnel dans la biosphère (càd ma bioarithmétique), on est dans une relation linéraire entre la suite rouge et la suite bleue càd : 1,2,3,4,5,6 -> 1,2,3,4,5,6
Et si on voulait passer en noosphère, non pas en prenant le comptage noosphérique, mais le comptage essayé ci-dessus qui donne 31 pour IIIIII, on reste dans une relation linéaire entre la suite rouge et la suite bleue càd 1,2,3,4,5,6 -> 1,2,4,6,8,10.

Conclusion : pour lever toute la redondance en passant dans la noosphère il faut une relation non linéaire entre la suite rouge et la suite bleue çàd 1,2,3,4,5,6 -> 1,2,4,8,16,32.et cette relation non linéaire linéaire ne peut être obtenue qu’en utilisant la notion d’exponentielle ; en effet il faut que pour une même cause, l’effet soit différent, sinon pas de créativité, pas d’émergence, pas de nouveauté, on retombe sur quelque chose d’obtenu auparavant ; si quand je glisse d’une unité vers la gauche j’obtiens un effet x en étant au rang y et que quand je glisse vers la gauche d’une unité j’obtiens un même effet x en étant au rang z, je n’engendre pas de "différence" ; ex en biosphère si je passe de 2 à 3 pour le rang, j’obtiens l’effet de passer de 2 à 3 pour le poids et si je passe de 5 à 6 pour le rang, je passe de 5 à 6 pour le poids ; les deltas sont toujours les mêmes ; avec le comptage qu’on a essayé (celui qui donne IIIIII=31), si je passe de 2 à 3 pour le rang, je passe de 2 à 4 pour le poids et si je passe de 5 à 6 pour le rang, je passe de 8 à 10 pour le poids ; les deltas sont donc toujours les mêmes ici aussi car on est dans une relation linéaire tandis qu’en noosphère, si je passe de 2 à 3 pour le rang, je passe de 2 à 4 pour le poids, tandis que si je passe de 5 à 6 pour le rang, je passe de 16 à 32 pour le poids ; Les deltas sont différents. On a donc besoin de l’exponentielle en noosphère pour avoir de la non linéarité qui est seule garante de non équivocité/redondance. En effet, si pour une même cause, on a une même conséquence, on n’a pas d’univocité ; or en linéaire, pour une même cause, càd un même delta x on a un même effet delta y, ce qui n’est pas le cas en exponentielle => en bioarithmétique, si on shift d’un rang vers la gauche, peu importe où on se trouve, on ajoute toujours 1 au poids tandis qu’en nooarithmétique, si on shift d’un rang vers la gauche, selon l’endroit où on se trouve, on passe d’un poids 1 à 2, puis 2 à 4, puis 4 à 8, puis 8 à 16, puis 16 à 32.

Vérification

Quel argument trouver pour tenter de justifier que dans la noosphère, il s’agit bien d’un saut/débogage concernant la navigation dans l’espace conceptuel, càd dans les niveaux d’abstraction de l’espace conceptuel càd contenant/contenu et dimensions mais au sens génération/dégénération pas au sens longueur/largeur/hauteur

En réalité, cela semble assez simple ; en noosphère on se trouve et c’est bien là toute la richesse de l’être humain, dans les notions d’intégration/dérivation. En effet, qu’est ce que dériver si ce n’est "descendre" ou "réduire" ou ’faire disparaître" d’une dimension et intégrer, "monter" ou "agrandir" ou "générer" d’une dimension. Rappelons nous nos cours de mathématique concernant les dérivées et les intégrales : si je dérive x**1, je trouve 1, si je dérive x**2, je trouve 2x, si je dérive x**3, je trouve 3x**2, si je dérive x**4, je trouve 4x**3, si je dérive x**5, je trouve 5x**4 ; je passe donc d’une dimension n+1 à une dimension n ; si j’intègre je fais le chemin inverse bien sûr et je passe dune dimension n à une dimension n+1 ; mais qu’y-a-t-il donc de remarquable à cela ?

Et bien c’est que l’exposant dans la noosphère devient l’argument/poids quand on dérive et qu’on arrive dans la biosphère ! En effet si j’applique les dérivées j’obtiens successivement
x**0 -> 0
x**1 -> 1
x**2 -> 2x**1
x**3 -> 3x**2
x**4 -> 4x**3
x**5 -> 5x**4
càd que l’exposant devient le poids

Or quand on passe de la noosphère à la biosphère on a exactement le même phénomènre car
dans la noosphère on a les exposants suivants correspondants aux différents arguments/poids de la noosphère
2**0, 2**1, 2**2, 2**3, 2**4, 2**5

qui deviennent des poids dans la biosphère selon ma bioarithmétique
0,1,2,3,4,5 (quand on va de droite à gauche)

Il se fait que pour éviter d’avoir 0 compté comme 1er rang, on démarre avec 1 au lieu de 0 et donc pour passer des exposants de la noosphère aux poids de la biosphère, on ajoute 1 ce qui donne 0+1, 1+1, 2+1, 3+1,, 4+1, 5+1, soit 1,2,3,4,5,6.
Idem si on effectue le chemin inverse, càd si j’intègre au lieu de dériver, je pars des poids de la biosphère pour générer par intégration, les exposants de la noosphère.

Conclusion : les poids de la biosphère deviennent les exposants de la noosphère qui servent à définir les poids de la noosphère et cela se passe par une opération d’intégration qui engendre/génère une dimension supplémentaire ; inversément, les exposants des poids de la noosphère deviennent les poids de la biosphère par une opération de dérivation qui désengendre/dégénère une dimension en moins ; c’est donc bien un mécanisme de génération/dégénération,intégration/dérivation, contenant/contenu, qui est propre à la noosphère et qui est lié aux différents niveaux d’abstraction dans l’espace conceptuel puisque c’est par ce mécanisme d’intégration/dérivation que l"on passe de la biosphère à la noosphère et vice-versa.

Bon à plus pour d’autres cogitations

Alain

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vendredi 26 mars 2010 à 19h00 - par  Alain BRUYERE

Je prends enfin un peu de temps pour te répondre Jacques et aussi pour vous faire part de mes réflexions.

Je trouve ton document, Jacques, assez clair par rapport aux explications et j’en aurais pour plusieurs heures à exprimer toutes les réflexions que ce sujet m’inspire depuis que j’ai creusé la pensée de Xavier que je remercie encore infiniment au passage pour tout ce qu’il m’a fait découvrir depuis 2002. Donc je vais essayer d’être concis.

Je vais d’abord 1) rappeler ma position qui date d’ il y a déjà quelques années en me basant sur l’approche de Xavier ; ensuite 2) je donnerai mon point de vue quant à tes remarques en bas de pages 1 et 2 ; 3) je donnerai une remarque sur les notions ORTHOS / PARAS et PROS / ANTIS que Xavier a utilisées dans des documents précédents.

1
Dans la protosphère, on ne peut distinguer le 0 du I, ou le flip du flop, càd un déplacement dans _l’espace temporel_ selon le sens occurrent d’un déplacement selon le sens désoccurrent, bref le déplacement dans l’espace temporel selon l’évolution thermodynamique telle que nous la connaissons n’imprègne pas les particules élémentaires de la protosphère. On ne peut donc pas faire d’arithmétique dans la protosphère puisque les positions temporelles du 0 et du I sont indéterminées. On ne sait pas ce qui est I et ce qui est 0, càd qu’on ne sait pas quand il faut compter la particule pour 0 et quand il faut la compter pour I.

Mais grâce au fait que le 0 et le I existent bel et bien et se manifestent dans cette protosphère (on n’est plus dans l’ontosphère) et grâce au fait qu’une polarisation apparaît et permet à certaines particules élémentaires de cette protosphère de distinguer justement ce 0 et ce I dans le temps, càd les 2 sens de l’espace temporel, certaines de ces particules vont choisir le sens occurrent lié à l’espace temporel (sens croissant d’écoulement du temps thermodynamique) pour engendrer la cosmosphère ou nucléosphère. Il y a donc 2 valeurs possibles arithmétiques 0 et 1 pour chacune de ces particules polarisées privilégiées de la protosphère.

Dans la nucléosphère, on peut distinguer le 0 du I, càd un déplacement dans l’espace temps, mais on ne peut pas distinguer le 0I du I0, càd un déplacement dans _l’espace physique_ selon le sens avant (ceci pouvant être devant, vers la droite ou vers le haut, c’est choux vert et vert choux) d’un déplacement dans l’espace physique selon le sens arrière (ceci pouvant être derrière, vers la gauche ou vers le bas, à nouveau choux vert et vert choux), bref le déplacement dans l’espace physique selon l’évolution cosmique telle que nous la connaissons n’imprègne pas les particules de la nucléoshpère. On peut grouper plusieurs particules en un ensemble, càd qu’on peut compter celles qui sont I et celles qui sont 0, et le N° pour celles qui comptent pour I, à la fin du comptage devient, le nombre de particules I que l’on compte. On peut donc commencer à faire de l’arithmétique dans la nucléosphère mais puisque les positions physiques sont indéterminées, ces positions ont toutes la même valeur càd que dans II, les deux I ont la même valeur et donc par ex. I=1, II=2, III=3, I0I0I0=3, IIII=4, II00II=4, 0=0, I0=1, 0I=1, I00=1, I0I0=2 etc ….donc si on prend 6 particules, il y a donc 7 valeurs possibles arithmétiques de 0 à 6 que l’on obtient en faisant la somme des I, pour le regroupement de ces 6 particules. On voit qu’il y a énormément de redondance/d’équivocité puisqu’on peut former plusieurs groupes qui ont la même valeur arithmétique en ce qui concerne leur somme. On est ici dans le cas de ton ruban chronologique de la nucléosphère, Jacques.

Mais grâce au fait qu’on peut distinguer le 0 du I et grâce au fait qu’une polarisation apparaît qui permet à certaines particules de la nucléosphère de distinguer les 2 sens de l’espace physique (à nouveau devant-derrière ou gauche-droite ou haut-bas, c’est kif kif), certaines de ces particules vont choisir le sens avant lié à l’espace physique (sens croissant de l’expansion de l’espace physique) pour engendrer la biosphère.

Dans la biosphère, on peut distinguer le 0I du I0, car on peut distinguer la gauche de la droite ou le devant du derrière ou le bas du haut, càd qu’on peut se répérer dans l’espace (qu’il soit à 1, 2 ou 3 dimensions) donc on peut commencer l’arithmétique en calculant 0I = 1 et I0 = 2 (en donnant à chaque digit comme poids celui de son rang ou de son ordre dans le décompte et en faisant la somme) mais on ne peut pas distinguer un déplacement dans les niveaux d’abstraction selon le sens croissant d’un déplacement dans les niveaux d’abstraction selon le sens décroissant bref le déplacement dans _l’espace conceptuel_ selon l’évolution du cerveau telle que nous la connaissons n’imprègne pas les particules de la biosphère. Donc dans cette biosphère, le poids des différents I dans le groupement IIIIII sera pour chacun celui de son rang ou de sa position, donc on aura pour toutes les valeurs de 000000 à IIIIII, 22 valeurs de 0 à 21 car IIIIII=6+5+4+3+2+1=21 et 000000=0. On voit qu’il y a encore de la redondance/équivocité puisqu’on peut former plusieurs groupes qui ont la même valeur arithmétique mais cependant cette redondance est moindre que dans la nucléoshpère car là on avait 7 valeurs différentes pour 64 combinaisons alors qu’ici on en a 22. On est ici dans le cas de ton ruban positionnel de la biosphère, Jacques.

Mais grâce au fait qu’on peut distinguer le 1 du 2 (on distingue le 0I du I0 et le fait que le I est en position 1 dans 0I et en position 2 dans I0) et grâce au fait qu’une polarisation apparaît qui permet à certaines particules de la biosphère de distinguer les 2 sens de l’espace conceptuel, certaines de ces particules vont choisir le sens croissant lié à l’espace conceptuel (sens croissant de la génération de l’espace conceptuel) pour engendre la noosphère

Dans la noosphère, on peut distinguer nonseulement le fait que dans la suite IIIIII, certains I sont à gauche et d’autres à droites, que ceux qui sont à gauche ont un positionnement/rang supérieur à ceux de droites mais encore qu’il faut un dernier critère de filtrage ou de débogage pour lever l’équivocité qui est encore présente, donc il faut pouvoir voyager dans les niveaux d’abstraction pour utiliser le rang/la position du I non pas comme argument direct mais comme argument d’un argument, donc non pas comme 1*1, 2*1, 3*1, 4*1, 5*1, 6*1 mais comme 2**(1-1), 2**(2-1), 2**(3-1), 2**(4-1), 2**(5-1), 2**(6-1), donc on peut commencer l’arithmétique en calculant 00I = 1 et 100 = 4 et plus 3 comme dans la biosphère (en donnant à chaque digit comme poids, non plus celui de son rang, mais 2 exposant celui de son rang et en faisant la somme). On obtient alors 64 valeurs différentes et on a une arithmétique univoque, la seule qui permette aux esprits humains mais aussi aux ordinateurs de se comprendre sans équivoque. Cette noosphère permet à l’homme d’advenir, lui qui est alors polarisé selon

*

l’ « occurrence » de l’espace temporel : croissance d’entropie
liée au temps thermodynamique qui est occurrent, qui "s’occurre"

*

la « croissance » de l’espace physique : expansion de l’univers
liée à l’espace physique qui "s’étend"

*

la « générescence » de l’espace conceptuel : montée dans les
niveaux d’abstraction liée à la pensée humaine qui "s’élève"

2.

Pour reprendre ta remarque en bas de page 1, je pense que si, pour le temps, tu fais la distinction entre la succession ordonnée des instants liée à l’écoulement du temps dans la nucléosphère et la notion de durée temporelle qui serait propre à l’être humain dans la noosphère, tu dois faire pareil pour l’espace, càd que pour l’espace, ce serait dans la biosphère que l’on peut faire la distinction entre la succession ordonnée de positions liée à l’étalement de l’espace et la notion de distance spatiale qui serait propre à l’être humain dans la noosphère. Je vois cependant un problème à cette vision et à propos de la façon dont tu envisages dimension spatiale dans ta remarque en bas de page2.
Je pense que si tu mets la durée temporelle au niveau de la noosphère, c’est bien la dimension spatiale que tu dois mettre au niveau de la noosphère mais pas dimension au sens où tu l’exprimes dans cette remarque en bas de page 2, (où tu sembles indiquer que là, dimension signifie justement contenant/contenu et niveaux d’abstraction càd ce que moi j’appelle l’espace conceptuel), mais dimension au sens distance. En effet pour être cohérent, il me semble que si tu mets durée temporelle dans la noosphère, distance spatiale doit être aussi dans la noosphère. Or je pense que dans la noosphère c’est bien la notion de dimension au sens niveau d’abstraction/contenant-contenu : génération/dégénération et pas dimension au sens distance qui doit être dans la noosphère. => il y a là un problème !!!

Je pense donc pour le résoudre qu’il faut que les 2 notions de durée temporelle et de distance spatiale soient résolues dans la biosphère. Dans mon exposé en 1 ci-dessus, je ne parle que de distance spatiale dans la biosphère qui permet le positionnement, le I N°6 à gauche est distant du I N°1 à droite de 6 unités (quelles que soient ces unités). Etant donné que tout déplacement prend un certain temps, je crois que la notion de durée pour aller du N°1 au N°6 pourrait être reprise à ce niveau.

3.
Dans des documents précédents mais plus dans le dernier apparemment, Xavier avait introduit 2 niveaux de discrimination ; l’un relative aux ORTHOS et aux PARAS, l’autre aux PROS et ANTIS. Il prend comme exemple le vote. Je pense qu’il manque, même si cette introduction des ORTHOS / PARAS, et PROS / ANTIS complexifie la théorie, un niveau de discrimination ; qu’on mette ce 3è niveau entre les 2 discriminations ORTHOS / PARAS et PROS / ANTIS ou après n’a pas tellement d’importance car il s’agit d’une question de terminologie mais sur le principe même d’un niveau intermédiaire ou supplémentaire, il y a bien une différence, car selon moi, le niveau manquant que j’appelerais les OK et les NOK est celui justement du référent ; voyons cela en exemple :

En effet, dans le cas du vote, il y a d’abord

1.

une discrimination entre ceux qui acceptent le principe du vote ou
qui prennent le parti pour voter (ORTHOS) et ceux qui le refusent
qui prenne le parti pour ne pas voter (PARAS)

2.

parmi ceux qui acceptent le principe du vote (ORTHOS), une
discrimination entre ceux qui acceptent que voter bleu veut dire « 
oui » à la mesure qui est proposée au vote (OKS) et voter rouge
veut dire « non » à la mesure qui est proposée au vote (NOKS) et ceux
qui n’acceptent pas cette convention ;
c’est donc ici que j’introduis ce niveau intermédiaire sur le référent

3.

parmi ceux qui acceptent cette convention (OK), une discrimination
entre ceux qui votent bleu donc « oui » (PROS) et ceux qui vote
rouge donc « non » (ANTIS)

Si on prend l’exemple du passage d’un carrefour dans le code de la route, il y a d’abord,

1.

une discrimination entre ceux qui acceptent le principe des
couleurs pour les feux (ORTHOS) et ceux qui ne l’acceptent pas (PARAS)

2.

parmi ceux qui acceptent le principe des couleurs (ORTHOS), une
discrimination entre ceux qui acceptent que vert veut dire « on
peut passer » et rouge, « on ne peut pas passer » (OKS) et ceux
qui n’acceptent pas cette référence conventionnellement (NOKS)

3.

parmi les (OKS) une discrimination entre ceux qui respectent et
traversent le carrefour quand le feu est vert et ne traversent pas
quand le feu est rouge (PROS) et ceux qui ne respectent pas et
traversent quand le feu est rouge (ANTIS)

Voilà, bonne lecture à tous et bon we

Alain

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jeudi 25 mars 2010 à 18h08 - par  Jacques M

Tes remarques sont fort pertinentes. L’effacement ne doit$être effectué que si la translation mène à une fusion effective. En fait, j’avais imaginé à un moment que le morceau de ruban obtenu après découpe, et que l’on aligne vers la droite, doit être accolé à une case encore non signifiante venant du monde de l’ontosphère à droite de la butée. Ce qui fait que quand on le translate pour l’insérer, cette case de droite, similaire à l’amorce opaque d’un ruban scotch, vient occulter la case qui avait précédemment refusé l’insertion. Mais j’ai abandonné cette idée, car cela introduirait un autre type de case dans les rubans, une case opaque, différente d’une case non marquée..

Logo de J. Nicolas MAISONNIER
jeudi 25 mars 2010 à 16h49 - par  J. Nicolas MAISONNIER

Bravo pour cet article qui relance notre réflexion sur la genèse naturelle de la numération.

Petite remarque : dans l’opération de translation du bout de ruban à fusionner, il ne faut « supprimer , dans le ruban récepteur, le caractère flip qui empêchait la fusion », que si la fusion est effective. En effet si on est obligé de faire deux translations, car la fusion est impossible deux fois, il ne faut supprimer que le caractère qui a empêché la seconde fusion et non pas celui qui a empêchait la première. Suis-je clair ?

Enfin, comme l’opération « découpe » a la même cadence que l’opération d’allumer ou d’éteindre la lumière, je suis entrain d’imaginer un dispositif sans lumière mais avec un seul « marteau-bascule-marqueur » qui alterne :

• un coup par le haut sur le ruban, qui a pour effet de le couper et d’envoyer en bas un bout flip,

• suivi d’un coup de marteau-bascule par le bas, qui a pour effet d’envoyer vers le haut un bout de ruban flop.

Tous les bouts flop se retrouvent donc en haut et les bouts flip en bas pour l’opération de fusion (rendu possible car je suppose que le coup de marteau a marqué le bout du ruban découpé).

Quand j’aurai le temps je simulerai ce dispositif graphiquement en langage Logo.

Amitiés
J.Nicolas

Logo de Xavier SALLANTIN
lundi 22 mars 2010 à 11h29 - par  Xavier SALLANTIN

Je vais étudier de près ton travail avec l’image du flip flop qui est très suggestive.
Mais je suis bloqué au départ par l’hypothèse d’un ruban chronologique dans la nucléosphère.

Dans mon système logique, pas de ruban avant la biosphère.
Le flip flop de la nucléosphère c’est la molécule d’hydrogène avec ses deux atomes et leur électron respectif dont on ne peut dire autour de quel proton il orbite. Le sens du temps qui commence alors à s’écouler est celui de la multiplication des protons dans le plasma primitif avec capture d’électrons et formation d’atomes dont celui d’hydrogène pour commencer. Mais la théorie quantique démontre qu’il ne peut se former de chaîne de molécules d’hydrogène mais seulement ce maillon primordial formé par deux atomes. La polymérisation n’est possible qu’avec des éléments chimiques dont le nombre de protons est supérieur à deux et ces chaînes forment bien si l’on veut des rubans emberlificotés mais on ne peut plus concevoir leur impression par flip flop. Certes la classification des éléments simples demeure périodique car elle reste héréditairement scandée par la périodicité du flip flop de la molécule d’hydrogène souche de leur génération. Les quatre nombres quantiques qui président à cette périodicité sont déjà définis par l’atome d’hydrogène.

Ma nucléoarithmétique se limite à ce flip flop codé par les nucléonombres 0 et 1 avec la discrimination entre la commutation majorante 0,1 et la commutation minorante 1,0.

C’est seulement avec la bioarithmétique qu’apparaît la discrimination entre l’addition et la soustraction avec la distinction entre le groupement additif de plusieurs flips en un nombre et la séparation de ces blocs par un ou plusieurs flops. Physiquement pour souder des flips en un bloc il faut une force d’assemblage, et pour couper cette chaîne il faut une force de rupture. L’enroulement centripète et le déroulement centrifuge sont l’expression de l’accord biologique sur un critère commun de discrimination constitué par la force de Coriolis dont on ne peut pas plus nier l’action en sens unique sur terre que celle de l’écoulement en sens unique du temps du chaud vers le froid dans notre Nucléo-Univers sidéral.

Alors peut s’engager la succession ordinale de numéros définissant un rang mais non la valeur cardinale d’un nombre.
Toutefois, avant d’aller plus loin il faut prendre en compte le statut trialectique de cette modélisation avec l’accord sur un tiers terme de référence :

* manifestation du quantum d’action référent de la résolution quantique phénoménologique dans la phénosphère,

* écoulement du temps thermodynamique référent de la génération nucléaire chronologique dans la nucléosphère

* concentration exercée par la Force de Coriolis référent de la cohésion cellulaire biologique assurée par une membrane dans la biopshère.

Autrement dit à la dualité du flip flop tu dois ajouter dès la phénosphère la trialité définie par deux contraires et un tiers terme : l’accord sur un critère commun de discrimination entre le manifesté et le non manifesté. Puis cet accord se cumule par degrés, d’où la prise en compte des puissances de trois.

Tu démarres en logique dialectique ; je vais voir si tu te récupères par la suite en logique trialectique. Sinon on est sur deux chantiers qui n’ont plus rien de commun.
Tu me dis que ton “petit” essai ne doit pas me détourner de mes travaux plus essentiels. Pas d’accord ; il est essentiel pour moi que nous accordions nos violons au départ : ruban ou pas ruban dans la nucléosphère, that is the question.
XS