Le Pas du Sens Livre 1 : La Théorie Générale du Sens - Chapitre I Projet de Juin 2006

samedi 10 juin 2006
par  Xavier SALLANTIN

Je soumets à la sagacité du Groupe Béna ce premier chapitre du Livre 1 où je pense avoir fait une avancée considérable en identifiant le champ de Protoaccord de la TGS et l’hypothétique champ de Higgs, clé de voûte de la
Théorie Standard, fiévreusement recherché. Sa découverte est pronostiquée pour 2007 avec l’entrée en service des nouveaux collisionneurs.
Puisqu’il s’agit pour ces deux théories d’avoir, par des chemins différents, la peau de l’accordage initial de l’Univers, il m’était indispensable de savoir si en fait elles poursuivaient la même cible, la Théorie standard par une démarche mathématique abstraite physiquement inintelligible, la TGS par une démarche concrète clairement intellgible car elle ne fait que mettre
en lumière l’économie d’une histoire d’accord et d’amour croissant.
Il en est de la TGS comme de la Théorie Standard : leur validation est suspendue à la confirmation expérimentale de leur fondement commun.

Table des matières du document ci-joint :

CHAPITRE 1 À l’origine, il y a la communication...

1.1- Pas de communication sans accord préalable des communicants.
1-2. Pas de signification élémentaire sans consensus sur une interprétation collective.
1-3 L’état infus de communion par partage d’une signification commune.
1-4. Les degrés de communion
1-5. Le champ de Protoaccord est-il le champ de Higgs ?

Nota : En 2009 Xavier Sallantin a édité une version plus complète du Livre I de la TGS (sous la forme d’un essai de 137 pages disponible en accès restreint aux membres du Groupe Béna)


Documents joints

Livre 1 TGS Chapitre 1
Projet de Juin 2006 - 24 pages
Livre 1 TGS Chapitre 1
Projet de Juin 2006 - 24 pages

Commentaires  forum ferme

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mercredi 21 juin 2006 à 19h39 - par  Bertrand LALLOUR

Réflexions sur Livre 1 de X.S.

Je commencerai par évoquer les très riches commentaires de Sion Mamame du 14 juin et le dialogue qui s’ensuivi avec Xavier. Je suis personnellement globalement d’accord avec les remarques de Sion, dont j’ai apprécié particulièrement quelques phrases bien frappées, mais une fois de plus les précisions apportés en réponse par Xavier, sont très éclairantes et pertinentes.

A propos de la notion dominante d’Accord, (dans la T.G.S.), je pense qu’il faut préalablement s’entendre sur la signification de ce terme aussi polysémique que celui de Sens.
Le Littré distingue 19 acceptions, mais j’en retiendrai 3 principales :

- Accord, en tant que gratification , don insigne et gratuit ( signification originelle, transcendantale). Ex, le Peraccord de niveau axiomatique ou divin.
- Accord, en tant qu’adhésion, d’assentiment résultant d’un choix, conduisant à un accordage (signification commune, la plus usuelle, immanente). Ex, la Communication en elle-même, qui résulte d’un accord à minima sur l’interprétation d’un langage lui-même conventionnel.
- Accord, en tant que dispensateur d’une ambiance harmonieuse. Ex, Diapason sur le plan musical, mais également numérique (adéquation de l’arithmétique à la physique des corps…).

Ces trois variantes sont souvent, à la fois distinctes et confondus, dans une « unité plurielle » de synthèse. On ne les distingue, que lorsque l’on veut faire l’historique des degrés d’accord.

Je voudrais faire remarquer qu’il semble que l’Accord, au niveau humain, (qui met obligatoirement en cause 2 Personnes), ne soit que très rarement total ! Chacun de nous s’emploie à construire sa propre vision (toujours provisoire et datée) des choses, et notre sympathique débat (dialogue) sur le bien-fondé des arguments développés, en est la meilleure illustration. L’herméneutique est l’art de ce que l’on juge, juste interprétation !

Dans le sigle T.G.S., je préférerais, à « Théorie », l’emploi du terme « Théorisation » , qui me semble davantage marquer qu’il s’agit d’une proposition d’expliciter l’accordage initial de l’Univers, tel que nous pouvons le concevoir, en tant que flèche pensante de l’Evolution !

L’originalité, de cette théorisation, est de considérer que la Nature réalise elle-même un accordage systématique, qui constitue l’explication d’une évolution harmonieuse dans sa finalité.
Cette accordage, que seul l’homme, avec sa pensée réfléchie, peut constater, est-il le seul fruit du seul hasard, ou d’un « dessein de Dieu » préétabli ?

Chacun peut avoir son opinion, mais nous pensons (avec l’aide de la foi), que le seul « dessein de Dieu », est d’accordé une fois pour toute, à l’homme, créature privilégiée, la liberté de jugement sur l’œuvre de Création, telle qu’il la conçoit. Par ce libre-arbitre, il est co-participant à cette création, et il peut pour partie modifier (ou retarder) le devenir naturel ; c’est l’apport du culturel.
Nous sommes conscients que la responsabilité de notre liberté est précisément le droit et le devoir de consentir à une certaine finalité du devenir humain, telle que notre sens du sacré nous le fait pressentir ; c’est l’apport de la spiritualité chrétienne à base d’espérance et d’amour.

J’en viens maintenant, plus directement au Ch.1 « A l’origine, il y a la communication »… (J’aurai préférer, « Au commencement »…car l’origine est d’ordre divin).
J’en viens à me demander, si la source de notre interrogation sur l’univers, qui d’une certaine façon cache notre éternelle questionnement : « Qu’est ce que l’Homme » , ne provient pas de la primauté de la « Relation » On peut considérer que l’accordage est lui-même une conséquence de cette empathie naturelle qui est propre à toutes espèces animales (probablement liée à l’instinct et à la faculté sexuée, mais considérablement développée par l’intelligence humaine).

Le démontage du mécanisme de la communication a été réalisé depuis longtemps, et il semble que la T.G.S. n’en fait que reprendre les termes.
Nous sommes au niveau de l’évidence, notion qui aurait avantage à être approfondie. Toute communication est conscience d’une interaction d’ordre psychique (conflit de pensées), qui se « démarque », et prends consistance, sur le plan de l’interprétation de chacun.
Chacun a une vision évolutive du fil du discours (dialogue), et reconstruit sa propre lecture critique, tout en recherchant une méta-communication de synthèse. Le meilleur exemple est celui du langage lui-même, avec l’arbitraire du contenu du signe (signifié et signifiant).

La T.G.S. souligne justement les apports de la « logique de la complémentarité » avec le « tiers inclus », à coté de celle de « logique de contrariété », celle du « tiers exclus ». Il en est de même pour l’interprétation « en extension », en complément de celle « en compréhension » (déjà développée dans le livre zéro à propos des « Exercices spirituels »).
De même, je trouve intéressant la recommandation de chercher, de préférence, à lire en 3 D, car un vocable a deux dimensions planes mais aussi une profondeur spécifique, qu’il s’agit de mettre en valeur.

Par ailleurs, nous devons considérer l’incomplétude fondamentale, démontrée expérimentalement par Dirac, Godel ou Heisemberg, et notre langage mathématique est lui-même établi sur des axiomes (‘vérité non démontrable), qui relèvent des Principes !
La part de mystère et l’épaisseur de ce qui nous est inconnu apparaît tout à fait nécessaire, pour nous motiver.

La communication résulte d’un long apprentissage, en grande partie subit, qui se confonds avec celui de la vie sociale, mais curieusement les phénomènes de comportements par télépathie semblent beaucoup plus importants chez les animaux , donc au niveau des instincts basiques. Par contre nous bénéficions d’une meilleure faculté d’imitation et surtout nous mémorisons davantage et sommes les seuls à raisonner nos paroles et nos actions.

X.S. interroge (en 1-5) : « Le champ de Protoaccord est-il le champ de Hill » , c’est à dire le champ primordial originaire dans lequel baigneraient toutes les particules ? Une réponse positive exige, à mon avis, que nos pensées soient elles aussi considérées comme des particules d’ordre psychiques (probablement sous forme d’ondes énergétiques) : ceci ne me paraît pas évident !
Certes l’esprit ne peut s’exprimer que par un support physique corporel dans la biosphère, mais la noosphère nous permet de préjuger par la pensée, d’un au delà de la mort qui ne relève plus des éléments cosmiques, mais de l’engendrement initial !

Ce qui importe, et ce qui est le plus souvent éludé, c’est précisément la nature de notre « pensée », en tant que réflexion sur le triptyque « ciel, monde, homme ». Nous avons beaucoup de difficultés à la considérer comme véritablement « matérielle » au sens habituelle, puisque nous allons jusqu’à supposer que la Création de l’univers est le fruit d’une « vaste Pensée » originaire, au niveau de l’Absolu !

21 juin 2006 B.Lallour.

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dimanche 18 juin 2006 à 09h12 - par  Michel NT

Parallèlement à cet effort de publication, il me semble au moins
aussi important d’assurer la diffusion en anglais de l’essentiel
des travaux de Xavier. Il y a des résumés sur le site de Xavier
mais ils ne rendent pas suffisamment compte de la démarche de Xavier
et de la richesse de sa pensée. Xavier a déjà fait le tour
des francophones susceptibles d’être intéressés par ses travaux,
une publication de plus ne va pas forcément changer grand-chose.

De mon côté je me sens bien incapable de traduire les parties
d’ordre théologique. En outre s’il me fallait écrire quelque chose
sur les travaux de Xavier ce serait pour les remettre à ma sauce.

L’idée de trouver une explication au code génétique autre que
le hasard de l’évolution me séduit mais la clé proposée par Xavier
me convainc de moins en moins, et du coup il n’y a il me semble
aucune autre application scientifique au déboguage arithmétique.
La biologie est le monde des exceptions et il me semble difficile
d’y retrouver une arithmétique exacte même buggée. La classification
périodique des éléments est bien mieux connue scientifiquement parlant,
ou auriez-vous envie de la placer parmi les arithmétiques buggées ?

Je sens qu’il y a quelque chose à creuser mais je ne sais pas
quoi ni comment procéder à l’heure actuelle pour avancer.

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jeudi 15 juin 2006 à 08h55 - par  Xavier SALLANTIN

Bien entendu, il ne s’agit pas qu’un pendule échappe aux caractéristiques
physiques qui définissent sa période. Mais c’est le fait que la Nature ait
fabriqué un oscillateur ayant ces caractéristiques là qui est
l’aboutissement d’un processus évolutif tributaire du hasard et qui aurait
pu aboutir à un oscillateur ayant de toutes autres caractéristiques. On
n’est pas d’accord parce que je pense aux aléas de la fabrication d’un
oscillateur et toi à l’état de cet oscillateur au terme de sa fabrication.
Ainsi une particule élémentaire se trouve dans un état donné lorsqu’elle est
observée mais sa genèse a été le théâtre de basculements aléatoires . C¹est
exactement ce que signifie le collapse du psi. Tu interceptes une particule
et s’effondre la probabilité de son état avant l’interception. Il en est
comme de ton identité physique et psychique qui est ce qu’elle est et qu’il
n’est pas possible que tu renies, mais cette identité est le résultat des
mille aléas qui ont conditionné ton hérédité et ton existence.
Ma thèse est que le Créateur a sa fréquence propre, celle de l¹amour qu¹il
personnifie et que je compare à un champ transcendant d¹accord. Sur l’arbre
foisonnant des espèces vivantes, quelque part apparaît un jour un hominidé
à un stade de développement adéquat pour bénéficier du suraccord qui le
débogue. Seules les créatures qui sur l¹arbre de l¹évolution naturelle ou
culturelle se trouvent être un jour ainsi fortuitement accordées sur cette
fréquence peuvent être ensemencées par une donation de cette fraction
supplémentaire d’amour que j’appelle suraccord. C¹est dans l¹Évangile la
parabole du Semeur. La semence est la parole de Dieu mais elle ne germe que
si elle tombe dans de la bonne terre.

Pour ce qui est de la liberté spécifique du sapiens seul capable d¹arbitrer
rationnellement entre le Pour et le Contre je suis bien d¹accord avec toi.
Mais c¹est un autre problème que d¹accorder ce libre arbitre avec la volonté
de Dieu nous concernant ; C¹est pour un chrétien toute la question de notre
disponibilité à la grâce qui selon moi n¹opère que s¹il y a résonance entre
donataire humain et donateur divin. Mais les Protestants ne sont pas d’accord
là-dessus et je ne veux pas m’engager ce soir dans cette controverse.

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jeudi 15 juin 2006 à 08h53 - par  Sion M

Je suis tout à fait d’accord avec la contingence et le hasard qui ne sont ni plus ni moins que l’expression du "hasard des rencontres" en quelque sorte que ce soit pour des êtres pensants ou des pendules. Pour ce qui est des pendules je ne voit pas comment ils peuvent échapper à l’accord manifesté par leur entrée en résonnance à l’occasion de leur rencontre dès lors que le Créateur à prévu que cet accord est inscrit dans "la loi" de la physique. Le hasard ne joue que sur la probabilité de la mise en présence des deux pendules ayant les caractéristiques requises pour entrer en résonance. Le créateur n’a pas "à s’occuper" de les mettre en résonnance. Il a lancé la mécanique et au gré des évolutions ce qui doit se passer se passe. Pour ce qui est de l’humain Sapiens Sapiens la contingence est certes aussi importante, c’est les évènements de la vie ou de l’histoire. Mais le Créateur nous a donné cette capacité qui fait que nous pouvons agir en conscience et avec un degré de liberté qui dépend de notre capacité à l’assumer. Soit l’être humain assume sa liberté et prend la responsabilité de ses actes soit il la refuse et il se laisse conditionné par des réponses automatiques aux situations rencontrées. Nous sommes tous en oscillation permanente entre ces deux possibilités d’assumer ou de refuser notre liberté. Ma conviction est que nous ne pouvons pas échapper impunément à notre liberté et que tout assujettissement faisant de nous des automates nous mène vers une impasse. Que ce soit un assujettissement à une idéologie ou à une quelconque idole. C’est la différence essentielle dont a hérité l’être humain qui est "Cosmos+BIOS+Noos" tout à la fois et il ne peut échapper à sa destinée. Celle que tu poursuis avec une si grande assiduité et beaucoup de courage dans ton travail sur la TGS. Le progrès de l’humain réside dans sa capacité à assumer sa liberté de façon collective. Cette liberté qu’il ne peut assumer qu’en prenant conscience et en maîtrisant les lois du Cosmos et du Bios grâce à son Noos et à fédérer les consciences - conscience de l’intelligence divine et de l’intelligence qu’il a hérité du divin.

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mercredi 14 juin 2006 à 21h04 - par  Xavier SALLANTIN

Je bloque dès les premières lignes car pour moi l’accord n’est pas réservé ce aux êtres pensants donnant un consentement délibéré. Il est accord entre deux partenaires quelconques, mâle en rut et femelle en chaleurs, ajustement entre deux pendules susceptibles d’entrer en résonance, et très généralement oscillateur excitateur et oscillateur résonateur. Je pose que dans la Nature la réalisation de cet état d’accord est contingente , que c’est le hasard qui fait qu’à tel instant en tel lieu un résonateur se trouve accordé avec un excitateur, un spermatozoïde avec un ovule.
Mais la question d’un l’accordeur transcendant se pose si au commencement il y a le fait d’un accordage initial défini par les constantes fondamentales de la physique c’est à dire par une connivence singulière entre physique et arithmétique.et notamment par la résolution limite que définit le quantum de Planck.
Elle se pose en suite si cette méta-arithmétique naissante, affectée de trois bogues se révèle successivement déboguée comme par des compléments apportés à l’accordage initial. Pour moi le Peraccordeur n’a pas besoin d’intervenir dans le temps pour effectuer ces suraccordages. Ces suppléments d’accord sont à l’état dormant dès le principe attendant que quelque part dans la Nature, au fil d’une évolution aléatoire se trouve réalisé quelque part un être susceptible d’être ensemencé par ces suraccords potentiellement contenus dès le principe.
Suite à la publication par Dunod du dernier Hawking : "Et Dieu créa la Nombre", je te copie ci-après ce que je lui ai écrit en lui envoyant mon manuscrit.

"Je tiens à vous remercier pour la très remarquable traduction du non moins remarquable ouvrage de Stephen Hawking : ³God created the Integers².
En fait c¹est la Nature qui a réussi à fabriquer au bout de quatorze milliards d¹années de tâtonnements le cerveau d¹un sapiens capable d¹apprendre à compter et d¹élaborer une Théorie des Nombres.
Ce que Dieu a créé c¹est cette énigmatique connivence entre physique et arithmétique attestée dès le Big Bang par les valeurs numériques des constantes fondamentales.de la physique.. Mais cette numérisation naissante est équivoque ; elle est affectée des trois bogues dont rendent compte les trois relations d¹incertitude de Heisenberg. À la faveur de trois laborieux débogages, cette numérisation naturelle va lentement progresser de l¹équivocité initiale jusqu¹à l¹univocité caractéristique de la numérisation dont seul le sapiens est capable.
Stephen Hawking ne s¹est pas penché sur l¹histoire passionnante du progrès de cette méta-arithmétique naturelle dont procède notre arithmétique culturelle. C¹est ce que je me suis risqué à faire dans l¹essai ci-joint que je vous soumets en vue de son éventuelle publication. "

Je ne me fais aucune illusion sur sa réponse mais je constate que cette attente de sens mûrit cahin caha et que quelque part quelque organe du corps social va se trouver "en chaleurs" réceptif pour être fécondé par le dévoilement de la vérité sur le sens de la Création.

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mercredi 14 juin 2006 à 08h29 - par  Sion M

Je viens de lire les 24 premières pages du livre 1 de Xavier et je voudrais faire part de mes remarques à chaud qui portent pour l’essentiel sur la notion d’accord qui n’est pas nouvelle dans la TGS mais qui est centrale dans la démarche de Xavier. L’accord étant pour Xavier l’expression permanente de la communion avec le divin. Je reste toujours balancé entre l’adhésion à la symbolique théologique qui est portée par la TGS et qui en plein accord si je puis dire avec mes sources hébraïques et une adhésion plus restreinte et en tout cas plus prudente aux aspects « scientifiques » que propose la TGS. Je m’en explique très rapidement dans les quelques lignes à suivre et je me réserve la possibilité d’enrichir mon propos plus tard.

La notion d’accord signifie l’accordage, tel celui d’un instrument de musique, réalisé par un accordeur mais aussi l’accord consenti entre des être pensants qui déclarent de ce fait leur plein accord pour une convention proposée ou pour un quelconque choix d’orientation à prendre. Quand Xavier parle d’accord réalisé au niveau des étapes successives de la cosmogénèse, il s’agit bien d’un accordage qui est manifestement nécessaire au passage d’un état à un autre état tel que par exemple le passage de la protosphère à la cosmosphère et qui va aboutir au recrutement d’une partie des opérateurs, objets de l’accordage, qui du fait de cet accordage sont amenés à se différencier des éléments non accordés - d’une part la matière, d’autre part l’anti matière par exemple -
Le pourquoi de l’accordage ou plus exactement sa formulation est ce qui oppose la théorie standard comme l’appelle Xavier à la TGS. Là où les uns voient un mécanisme « naturel » qui est lui-même lié à un autre mécanisme ou résultant d’un autre mécanisme originel qui reste à découvrir, Xavier voit l’expression d’un tiers accordeur faisant une donation d’amour aboutissant à plus de fusion.
Comment ne pas respecter la position émanant de la théorie standard qui ne souhaite pas mettre en avant une quelconque conviction religieuse ou théologique et comment en même temps ne pas respecter l’expression de la TGS qui voit dans tout accord l’émanation du Divin.
Pour étayer la proposition de la TGS, Xavier postule un principe « d’ontodonation qui est une faculté d’opter librement entre l’acceptation et le refus et qui est la source d’une contingence ontologique. Vis à vis de toutes les donations fractionnées du Peraccord, les donataires sont en bascule entre la conformité et la non conformité à la norme de ces suraccordages partiels. »
En introduisant ce principe d’ontodonation Xavier attribue aux acteurs de la cosmogénése une qualité « culturelle » qui n’est pas de leur époque si je puis dire et qui joue avec un anthropomorphisme délibéré. Car pour moi si la création est portée indéniablement par l’intelligence divine qui gouverne l’avancée des Tsévaot, ensemble des armées du cosmos en marche vers l’accomplissement du programme cosmique, cette intelligence anthropomorphe ou plus exactement « théomorphe » n’est l’attribut que du seul Sapiens créé à l’image de D lui permettant de remonter la trace de ses origines et de s’interroger sur le sens de la création. Cette intelligence ne peut être attribuée qu’à D ou à l’humain. Bien entendu l’intelligence divine est perceptible dans toute la création mais rien ne permet de prêter un quelconque comportement favorable ou non favorable à un certain niveau d’accord aux opérateurs en marche dans la cosmogénèse. Et c’est ce qui fait le drame ou le destin de l’être humain seul héritier de cette intelligence divine oeuvrant pour retrouver le sens de son être. Ce n’est que le Sapiens intelligent à l’image de D qui peut exprimer un choix d’accord ou de désaccord dans les orientations qu’il cherche à prendre en construisant l’histoire de l’humanité. Les opérateurs cosmiques « agissent » selon des lois que les mathématiques et la physique cherchent à découvrir. Les expériences réalisées mettent en évidence un degré de liberté ou d’indécidabilité des opérateurs en question mais peut-on assimiler cela à une liberté « culturelle » sans tomber dans le travers d’un anthropomorphisme. L’intelligence du Sapiens ne peut aller qu’en s’améliorant par sa confrontation à l’œuvre cosmique surtout si cette confrontation l’amène à trouver les similitudes entre la nature et la culture. Ce que Xavier nous dit avec beaucoup de richesse et de conviction. Ce qui est frappant c’est ce vecteur d’intelligence qui va du point T° au point T-actuel et qui poursuit sa course vers l’oméga futur. Ce vecteur est porteur de la même intelligence mise en œuvre dans les étapes successives de la cosmogénèse et de son devenir mais la conscience de cette intelligence n’est accessible qu’au Sapiens. Riche de cette intelligence l’humain peut aller comme un curseur de façon rétrograde sur ce vecteur à la recherche de ses origines ou en se propulsant tenter quelque prédicat de son avenir. Le Sapiens est fait de la même matière que celle qui compose l’univers, tributaire des mêmes lois mais il a hérité en plus de la conscience d’être à la fois « Cosmos+Bio+Néo ».
La TGS est porteuse d’un génie qui m’interpelle quand elle propose à la façon d’une déconstruction une vision de la progression de la marche de la cosmogénèse argumentée par les faits scientifiques les plus récents mais aussi par une symbolique métaphysique qui n’est pas sans me rappeler les expressions de la mystique juive.
J’ai longtemps été et reste encore séduit par la proposition faite par la TNN d’une arithmétique équivoque traduisant en termes fort simples la genése d’une arithmétique suivant les étapes de la cosmogénèse pour aboutir à l’arithmétique univoque universellement connue et utilisée. J’ai souvent réfléchi à la façon dont un modèle informatique pourrait rendre compte de la TNN mais comment réaliser un programme qui fonctionnerait selon le niveau de bog introduit à tel ou tel degré d’équivocité sans d’abord bien figer tous les formalismes relatifs aux notions ordinales et cardinales (ce que Jacques MALBRANCKE avait commencé à entreprendre) et ensuite être compétent pour l’appliquer à un domaine scientifique précis. Affaire à suivre donc… Peut être que l’arrivée prochaine de l’ordinateur quantique permettra de programmer des applications traitant des données dans un état « proto-arithmérique 0 puis 1 puis 2 puis 3 » pour des expériences combinant des phases subquantiques, quantiques, biologiques, culturelles…. C’est à mon sens là que réside l’essentiel de la TGS quand elle postule l’existence d’un langage universel arithmétique selon la TNN.

Pour ce qui est de la symbolique mystique je suis souvent émerveillé et étonné par l’intuition des auteurs de la Kabbale quand ils parlent du vase brisé et de l’expansion de l’univers depuis ce vase en une lumière et en particules dispersées. Laissant à l’humain le rôle de rassembler par une fusion collective toutes les parcelles disséminées dans l’ensemble des êtres pour aboutir à la réparation et aux retrouvailles avec le créateur. La TGS en proposant une approche formalisée du mystère de la création offre un terrain neutre de rencontre entre toutes les croyances religieuses qui peuvent y apporter leurs propres symboliques. Perspective d’unification…