La femme et le serpent

mardi 1er septembre 1998
par  Xavier SALLANTIN

Au risque d’être condamné une fois de plus pour néofondamentalisme, je voudrais faire part de l’interpellation qu’a été pour moi la lecture d’un court article de la Revue : "Pour la Science" de Juillet 1998. L’auteur, Catherine Perrin, y traite de la parthénogenèse chez certaines espèces de serpents. On sait qu’il y a parthénogenèse lorsque les femelles peuvent donner naissance à des petits sans avoir été fécondées par un mâle. Ce mode accidentel de reproduction est observé notamment chez divers invertébrés et aussi chez quelques vertébrés tels que le lézard gecko du Pacifique. Mais, jusqu’à présent, dans tous les cas connus, les produits de la parthénogenèse étaient des femelles ; ce sont des clones de la mère. Or cet article fait état de la découverte récente selon laquelle, pour cinq espèces de serpents se reproduisant éventuellement par parthénogenèse, la femelle ne donne alors naissance qu’à des mâles. De plus, est présentée succinctement l’explication très claire que donne la biologie génétique de cette auto-insémination.

Pourquoi ai-je été interpellé ? parce que, à propos de la conception virginale de Jésus par Marie, d’aucuns auraient bien voulu naguère pouvoir invoquer un cas de parthénogenèse. Mais, jusqu’à ce jour, la biologie récusait une telle hypothèse dans la certitude que l’enfant serait nécessairement du sexe féminin. Il fallait trouver autre chose.

Au demeurant, pourquoi cette manie de vouloir expliquer physiquement un miracle parmi tant d’autres que le Seigneur s’est montré en mesure d’accomplir ? N’est-ce pas sacrilège et outrecuidance que de s’acharner à expliciter le mécanisme d’un phénomène miraculeux attesté par l’Évangile ? Mais pour d’autres, cette exigence d’intelligibilité découle de la dignité même de la condition humaine. Certes le croyant doit avoir l’humilité d’accepter, en esprit de foi, ce qu’il ne comprend pas encore mais sans renoncer pour autant à se poser des questions et à leur chercher des réponses ; la pensée n’a-t-elle pas été donnée à l’homme pour qu’il découvre les comment et les pourquoi ? Il n’y a pas péché d’orgueil à exercer cette pensée dont l’homme est au contraire en droit de s’enorgueillir et en devoir de rendre grâces au Créateur.
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La Femme et le serpent
Chronique publiée sur le site internet de Béna en Septembre 1998 - 4 pages