Noyau dur de la TNN et redirections

vendredi 20 octobre 2006
par  Michel NT

Comme Alain Bruyère l’a écrit, il faut sans doute qu’on se mette d’accord
sur ce
quoi on est d’accord. Sion m’a rapporté que Xavier lui a un jour dit que
la TNN
était d’une grande simplicité. Si on me demandait de résumer
la TNN, je dirais que c’est une suite d’accordages/debuggages symbolisés par
l’écriture binaire des nombres. Après il s’agit d’appliquer cette suite
d’accordages/debuggages à tous les domaines de la science et de la
philosophie.
(Notez que pour moi l’écriture binaire des nombres
est une clé qui me permet de comprendre rapidement les écrits
de Xavier, mais je ne considère pas que c’est forcément l’outil
primordial à partir duquel nous devons travailler.)
Ainsi on retrouve le même schéma de pensée dans la genèse du monde,
l’histoire
naturelle du monde avec l’apparition de la vie et de la pensée, et l’histoire
culturelle de l’homme.

Plusieurs choses me gênent dans la correspondance
entre les noo/bio/cosmo/proto-arithmétiques
et les noo/bio/cosmo/proto-sphères : Qu’appelle-t-on arithmétique ?
Qui compte quoi ? Quels sont les opérateurs ?
Pourquoi l’arithmétique est-elle le propre de l’homme
alors qu’avec des ordinateurs composés uniquement de matière inerte,
voire simplement un papier et un crayon, on travaille
avec de l’arithmétique univoque ? À partir du moment où
il y a conservation de la masse, j’estime que la Nature sait
compter de manière univoque et plus fiable que les logiciels financiers
les plus sécurisés.

En ce qui me concerne, de la microphysique à la macrophysique
il y a décohérence et on peut compter les objets macrophysiques
sans ambiguïté. Autrement dit je laisse la protophysique
aux particules élémentaires de la microphysique mais
je passe directement à la nooarithmétique en macrophysique.
Que se passe-t-il entre la microphysique et la macrophysique ?
Justement je n’en sais rien, mais le quantum
d’action contient déjà les trois quantités TFL,
donc pourquoi sous-estimer la macrophysique ?

Chez Lupasco, il existe comme chez Xavier une logique à trois termes :
l’un est la macrophysique, un autre est la biologique,
et la troisième est la microphysique isomorphe au psychisme humain.
Je replacerais donc la proto-arithmétique au niveau de l’inconscient humain.
Quant à la conscience humaine, elle appréhende la macrophysique,
elle compte les objets de la macrophysique, donc je la place aussi en
nooarithmétique. On voit aussi qu’apparaît une problématique
sujet-objet.

Quid de la cosmo-arithmétique et de la bio-arithmétique ?
Je n’en sais fichtrement rien. Mais il reste à se poser
la question du compteur et de l’objet compté. Quels sont
les protocoles de comptage et de langage arithmétique ?
Quelle est la grammaire de ce langage ? Du coup ces arithmétiques
sont peut-être à redéfinir. Faut-il (dés)accorder le compteur
et/ou le compté ?

Ce que j’écris n’est que pure spéculation mais pour moi
le découpage des différentes arithmétiques et surtout
la correspondance entre objets observables et objets inobservables
n’est pas acquis.

Si vous n’êtes pas d’accord avec moi et que vous pensez
que je n’ai pas lu Xavier d’assez près dites-moi
ce que j’ai manqué.

Un autre point sur lequel je voudrais attirer l’attention
est que nous faisons aussi l’amalgame au niveau de nos ambitions
entre l’épistémologie et la science. Or ambition épistémologique
ne rime pas forcément avec ambition scientifique, du moins
dans un premier temps. Ce qu’on vise, c’est l’ambition épistémologique et
conceptuelle, pas le prix Nobel de biologie ou de physique.
Sommes-nous d’accord ?

Lorsqu’on invente un nouvel outil en mathématique,
on cherche d’abord à l’éprouver en démontrant des résultats connus
avec des méthodes différentes. Pourquoi se concentrer
sur le boson de Higgs et la distribution de la redondance des codons ?
Il y a tellement de choses connues en physique, de particules
bien étudiées, une classification périodique qui ne demande qu’à avoir
de nouvelles interprétations, que ce serait dommage
de les laisser tomber et de ne pas les soumettre aux concepts
que nous voulons développer.

Restreindre nos ambitions scientifiques nous offre une autre avantage,
à savoir que nous pouvons nous fixer des objectifs plus réalistes.
La TNN ne se veut-elle accessible qu’à des sommités de la physique
et des mathématiques, ou ses concepts sont-ils suffisamment
simples et universels pour qu’on puisse les développer
par nous-mêmes ? Beaucoup parmi nous ont des formations scientifiques
non négligeables, Mathieu fait une thèse de physique,
Sion a réalisé des projets informatiques complexes,
sans parler des grandes écoles dont d’autres membres du groupe
sont anciens élèves. Effectivement il y a peut-être un souci
au niveau de certains concepts physiques du côté des relations
d’indétermination de Heisenberg ou de la relativité d’échelle,
mais rien d’insurmontable si le besoin mathématique se fait
réellement sentir.

À titre d’exemple on pourrait se demander si on pourrait réfléchir
sur la notion de débuggage et inventer des arithmétiques buggées.
Bugger les nombres, les opérateurs... Par exemple,
avec l’arithmétique booléenne, on raisonne modulo 2.
De manière générale, si on raisonne modulo p, on crée p classes
d’équivalences
dans Z, ensemble des entiers. On ne fait plus la différence
entre 0, p, -p, 2p, -2p, etc. Peut-on parler de débuggage ?
Est-ce trop simple et cherche-t-on plutôt du débuggage de type décohérence ?
Là effectivement il faut creuser au niveau de la formalisation
de la physique quantique.

Arrêtons de jouer les martyrs ou les génies incompris, ne donnons
plus dans la morosité. C’est bien de déprimer un peu de temps en temps
mais après il faut se lever, identifier les problèmes et
changer la situation. Notre morosité vient du fait qu’on traîne
des concepts incertains sans oser les remettre en cause et les reformuler,
et qu’on se pose des questions trop grandioses avec ces concepts.
Je vous invite donc à essayer de trouver des questions simples,
à notre portée, sans perdre de vue notre ambition épistémologique.
Si nous ne pouvons faire l’économie de mathématiques pointues,
nous pourrons après appeler à l’aide à l’extérieur et chercher à
communiquer voire publier, mais pas avant d’écrire de manière
humble et rigoureuse et surtout de définir nos attentes.


Commentaires  forum ferme

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jeudi 26 octobre 2006 à 10h37 - par  Michel Godron

J’ai répondu à Xavier qui m’avait envoyé son texte excellent sur les déboguages et le temps : 1) Votre réponse "déblaie le terrain" et permet de reprendre le fil de la réflexion. J’en viens alors à me demander si la question "L’univers a-t-il été créé ?" ne devrait pas être posée explicitement dès le début de la TGS, quitte à répondre que la suite de la discussion acceptera "In principio erat Logos" comme hypothèse fondamentale pour présenter et justifier le Peraccordage. Cela conduirait à entamer très tôt la réflexion sur l’intelligibilité du monde.

RSVP

Sur un détail mineur, il me semble nécessaire d’éviter toute équivoque au sujet du lien écologique entre une espèce et son environnement. En effet, vous écrivez :
"Notons que cette adéquation entre un émetteur et un récepteur n’est qu’une traduction sur le registre sexuel de l’adaptation entre un individu et son milieu que postule la théorie darwinienne de l’évolution. Quand bien même la reproduction n’est pas sexuée, la sexualité est présente au sein de tout écosystème dans le couplage harmonieux entre une espèce contenue et son environnement contenant, impératif vital pour la perpétuation de cette espèce."

La difficulté est que Darwin a écrit lui-même : à la fin de sa vie, dans une lettre du 13 octobre 1876, citée par P. ACOT : "La plus grande erreur que j’ai commise a été de ne pas attribuer suffisamment d’importance à l’action directe de l’environnement, c’est-à-dire la nourriture, le climat, etc., indépendamment de la sélection naturelle"

La dialectique "génome-environnement" n’a donc pas été bien vue par Darwin, alors qu’elle peut se résumer ainsi en un schéma dichotomique, qui s’amorce quand un génome G1 donne naissance à un génome G2, par mutation ou par remaniement chromosomique :

1. La modification est létale : G2 disparaît immédiatement ;

2. La modification est viable :

2.1 L’hybride G1-G2 est supérieur à G1 et à G2 : il les supplante rapidement, en une simple anagenèse ;

2.2 L’hybride G1-G2 est inférieur ou égal à ses parents, et ne les élimine pas :

2.2.1 Aucune niche écologique n’est libre : le plus efficace des trois génotypes survit (anagenèse éventuelle)

2.2 2 Il existe une niche libre :

2.2.2.1 La niche libre est située sur un autre territoire : elle est occupée par G1, ou par G2, ou par l’hybride ; il y a migration, puis éventuellement isolement et spéciation allopatrique, avec "effet fondateur" ;

2.2.2.2 La niche libre est située à l’intérieur du même territoire : elle est occupée par G1 ou par G2 ou par l’hybride et il faut encore distinguer deux cas :

2.2.2.2.1 L’hybride est aussi efficace que G1 et que G2 : la population polymorphe se maintient durablement ;

2.2.2.2.2 L’hybride est moins efficace que G1 et G2 : il peut y avoir spéciation sympatrique.

Ce schéma simplifie terriblement la réalité, et il ne faut pas le regarder comme une succession d’aiguillages de chemin de fer, mais plutôt comme un ensembles probabiliste de rétro-actions. Il montre cependant que la sélection naturelle par l’élimination des moins aptes ne suffit pas pour expliquer l’évolution. En effet, la sélection est seulement relative : elle favorise les meilleurs, mais elle n’élimine pas totalement les moins bons qui sont moins bien adaptés, mais ne disparaissent pas totalement.

(Cette citation est extraite de "Ecologie et évolution du monde vivant", 2005, où le rôle de la sélection naturelle et du hasard est examiné longuement, en tenant compte de la révolution apportée par les gènes "neutres" de Kimura et du problème de la sélection conduisant à la lignée pure)


Pour le reste du texte de Xavier, j’inclus quelques remarques en italiques aux endroits sensibles

Mais il faut distinguer d’une part, la donation initiale de toutes ces macro-potentialités destinées à s’activer un jour dont la date est dépendante des aléas de l’évolution et non d’une intervention divine dans le temps, e, d’autre part, les micro interventions divines au quotidien que le christianisme nomme "grâces". Mes soins pour sauver mon étalon ont été une grâce pour lui. La théologie trinitaire disitingue cette assistance au quotidien qu’elle impute à l’Esprit Saint , de la donation initiale à la Création de la totalité d’un capital d’Amour qu’il personnifie mais que la créature ne peut recevoir que progressivement lorsque sa croissance la met en état de le faire fructifier.
Oui, et je souhaite que cette différence entre l’Accord initial qui est décrit en termes de physqique et d’arithmétique et les grâces (les cadeaux de Dieu dit Maurice Bellet) qui n’apparaissent que dans la Noosphère soit très clairement élucidée

Dans le Livre 0 je m’interroge ainsi beaucoup sur les grâces reçues à divers moments de ma vie à la faveur de rencontres fortuites, grâces qui ne m’ont jamais forcé la main car j’étais libre de céder ou de ne pas céder au souffle de ce vent léger. L’acteur en scène reste libre .de recourir à l’assistance du souffleur et s’il en était autrement il serait un robot.
Oui, et nous avons la chance de pourvoir, de notre côté "rendre grâce à Dieu". Ne nous en privons pas !

Mais une remise en question de cette dogmatique se fait peu à peu à l’expérience des découvertes nouvelles et il est possible que très vite s’impose une refondation de la science purgée de certains dogmes comme celui de l’absolu du Hasard.
Sur ce point, j’apprécie beaucoup les éclaircissement apportés par Alain Stahl, mais il me paraît possible de creuser encore un peu la question en réfléchissant sur la causalité (cf. un brouillon que j’ai envoyé à Xavier, et que je peux envoyer par courriel à ceux qui s’intéressent au hasard. Si quelqu’un a le temps de le lire, il me rendrait service en me communiquant ses critiques.)

Laissons du temps au temps ...(C’est ma réponse à Eric). Le Dieu Père n’intervient pas dans le Temps pour retoucher les réglages initiaux de l’Univers qui seraient défectueux - ce qui ne serait pas digne de sa divinité - mais le Dieu Esprit est là pour assister au quotidien une création qui bricole et vasouille sur un chantier qui n’est autre que celui de la construction du Corps du Dieu Fils dont nous sommes mebres en vue d’une consommation nuptiale finale entre le Créateur et sa Création libre et consentante

Logo de Xavier Sallantin
jeudi 26 octobre 2006 à 10h20 - par  Xavier Sallantin

Les réponses à toutes les questions en général fort pertinentes qui me sont
posées sont en général contenues dans mon Livre 1 en cours de rédaction. À
titre d’exemple je joins les pages consacrées aux déboguages (Chaque donation est activation d’une potentialité dormante) qui ont lieu à
diverses dates (exemples apparition de la vie, apparition de l’homme) mais
dont la cause n’est pas liée à une intervention divine dans le Temps mais à
l’activation naturelle d’une potentialité dormante donnée quant à elle dès
le principe. L’évolution darwinienne fait que quelque part tel individu se
trouve à tel stade de complexité et de maturité que cette potentialité
latente s’active nécessairement en lui.

Ainsi mon étalon a un jour attrapé le tétanos non pas par contamination
externe mais à la suite d’un violent stress qui l’a rendu vulnérable à ce
microbe dormant en lui comme dans la plupart des chevaux (c’est du moins ce
que m’a affirmé mon vétérinaire). Le stress a été son transport en van
depuis l’élevage d’Ariège où je l’avais acheté en parfaite santé,
l’arrachant brutalement à son harem et à son environnement familier. J’ai pu
le sauver après un combat mémorable et haletant ; depuis il est le père de
nombre de mes chevaux....

Mais il faut distinguer d’une part, la donation initiale de toutes ces
macro-potentialités destinées à s’activer un jour dont la date est
dépendante des aléas de l’évolution et non d’une intervention divine dans le
temps, et, d’autre part, les micro interventions divines au quotidien que le
christianisme nomme "grâces". Mes soins pour sauver mon étalon ont été une
grâce pour lui. La théologie trinitaire distingue cette assistance au
quotidien qu’elle impute à l’Esprit Saint, de la donation initiale à la
Création de la totalité d’un capital d’Amour qu’il personnifie mais que la
créature ne peut recevoir que progressivement lorsque sa croissance la met
en état de le faire fructifier.

Dans le Livre 0 je m’interroge ainsi beaucoup sur les grâces reçues à
divers moments de ma vie à la faveur de rencontres fortuites, grâces qui ne
m’ont jamais forcé la main car j’étais libre de céder ou de ne pas céder au
souffle de ce vent léger. L’acteur en scène reste libre .de recourir à
l’assistance du souffleur et s’il en était autrement il serait un robot.

Aujourd’hui mon problème est que je jette toutes mes forces pour achever
mon Livre 1 qui je l’espère répondra à toutes vos questions, mais au
quotidien je reçois des demandes d’explication anticipées qui me sont
précieuses mais qui me détournent de ma rédaction. Car avec l’âge j’ai de
plus en plus de mal à ressaisir le fil de mes idées ; le Livre 1 est
encyclopédique et sa composition est très laborieuse car toute l’histoire de
l’Univers est en puissance dans son principe et la description linéaire de
toutes les branches de l’arbre de l’évolution est d’une difficulté quasi
insurmontable. Voilà cinquante ans que je m’acharne sur ce chantier et j’ai
le sentiment de tenir le bon bout.

Chaque jour j’ai à discerner si je dois attendre pour mettre la pierre
que je comptais poser afin de répondre à vos questions ou si au contraire je
ne réponds pas pour ne pas me laisser distraire de mon édification. Exemple
parfait d’un problème de discernement que je ne puis résoudre seul car il y
a du pour des deux côtés. Alors je puis trancher ce dilemme en tirant à Pile
ou Face ou suivre ma foi qui m’apprend qu’il m’appartient de demander
l’assistance de l’Esprit Saint qui me fera basculer du côté conforme à la
réalisation du dessein du Créateur. Si j’ai le sentiment que mon chantier
va être retardé par ces diversions, c’est peut-être au contraire parce que
son achèvement serait aujourd’hui inopportun ; il faut attendre la
maturation du milieu récepteur. C’est pourquoi la publication de la TGS
serait probablement inopportune à court terme car elle se heurterait à
l’allergie présente des milieux scientifiques attachés à des dogmes. Mais
une remise en question de cette dogmatique se fait peu à peu à l’expérience
des découvertes nouvelles et il est possible que très vite s’impose une
refondation de la science purgée de certains dogmes comme celui de l’absolu
du Hasard.. Laissons du temps au temps ... (C’est ma réponse à Eric).

Le Dieu Père n’intervient pas dans le Temps pour retoucher les réglages
initiaux de l’Univers qui seraient défectueux - ce qui ne serait pas digne
de sa divinité - mais le Dieu Esprit est là pour assister au quotidien une
création qui bricole et vasouille sur un chantier qui n’est autre que celui
de la construction du Corps du Dieu Fils dont nous sommes membres en vue
d’une consommation nuptiale finale entre le Créateur et sa Création libre et
consentante ; (C’est ma réponse aux deux Michel qui sunt ut deus ..!)

Comment voulez-vous que je mène à bien cette rédaction qui mêle la
théologie, la philosophie, les sciences molles et les sciences dures et en
plus les soins à mon étalon et ceux de ma propre santé pas
brillante...Est-ce de la folie cette quête insensée du sens ou comme dit St
Paul de la vraie sagesse ? Je ne sais...à vous de vous en assurer...
Amitiés XS

Logo de Eric Lombard
mardi 24 octobre 2006 à 15h52 - par  Eric Lombard

Si on se place du point de vue d’une réalité mathématique indépendante de l’esprit humain, les mathématiques, et donc les déboguages de l’arithmétique postulés par la TNN, sont hors du temps. Le terme de "déboguage" est donc impropre, car il implique une histoire. Quand je débogue un programme informatique, je rectifie les bogues les uns après les autres. Il serait plus juste de parler d’arithmétiques, préexistantes au sein du logos (selon le terme employé par Roland Omnès), comme il y a des géométries.

Plutôt que d’associer des déboguages, intemporels, aux accouchements successifs, donc temporels, des sphères de l’univers (cosmoshère, biosphère, noosphère), ne pourrait-on pas dire que ces accouchements successifs sont dans le champ des possibles ouverts par ces arithmétiques ?

Logo de Bernard CARRE
lundi 23 octobre 2006 à 15h56 - par  Bernard CARRE

Ainsi que j’ai tenté de le montrer avec mon approchre PROJET de l’oeuvre de Xavier, je lis en 1er la Théorie de la communication qui engendre la TGS. La TNN n’intervient alors qu’en 2éme rang avec le langage de la communication dans l’univers : les mathématiques, à commencer par l’arithmétique.

Alors la TGS me donne lecture de l’évolution avec la lévée des 3 incertitudes du monde quantique, incertitudes quant à l’orientation des 3 grandeurs vectorielles (mais aussi scalaires) de l’action que sont T,F et L.

T avec la matière qui fait le choix du temps thermodynamique (début de la flêche du temps de Prigogine)
F avec la vie qui, pour assurer sa reproduction, fait le choix de la séparation et pour cela fait le choix de se référer à la force centrifuge de rotation de la terre.( composante radiale / composante tangentielle pour les enroulements)
L avec la pensée conscience qui, pour monter et descendre les niveaux de représentations fait le choix de se référer à l’expansion de l’univers par exemple

Par ailleurs la TGS m’enseigne l’indissociabilité des 2 univers : réel physique et virtuel mathématique.

Alors aux 3 orientations de TFL réels physiques ( levées d’incertitudes)correspond de façon indissociable les 3 déboguages de la TNN. Ceux-ci sont donc successifs et dans cet ordre présenté par Xavier

Voilà ma modeste version

Bernard

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dimanche 22 octobre 2006 à 09h27 - par  Michel Godron

Les propositions de Michel NT me semblent judicieuses.
Pour ma part, la première question que je me pose au sujet de la TNN est simple : est-il essentiel dans la TNN que les déboguages aient lieu successivement, au cours du temps ?

La seule réponse qui me paraît possible est "non", mais depuis deux ans que je pose la question à Xavier et aux membres du groupe que je pouvais joindre par courriel, personne ne m’a donné son avis... J’aimerais avoir une réponse avant la réunion de décembre. Sinon mon intervention se bornera à reposer la question.

En effet, cette question n’est pas anodine, puisqu’elle a un retentissement dans chacun des trois "ordres" de Pascal :

1) dans l’ordre scientifique : par exemple, si le déboguage lié à la chiralité a eu lieu il y a environ 3,5 milliards d’années, quel est le phénomène qui a déclenché ce déboguage ? (Si l’on dit que c’est le hasard, cela n’explique rien.) RSVP

2) dans l’ordre philosophique : j’ai regardé ce que disent les principaux philosophes qui ont réfléchi sur le temps et j’ai communiqué les résultats de cette enquête à ceux que je pouvais joindre par courriel. La conclusion était
"C’est seulement dans mon esprit que le temps est."
Cette conclusion me paraît raisonnable et elle laisse au scientifique qui pense le soin de dire ce qu’est le temps pour lui. Dans le cas de la TNN c’est donc aux scientifiques de dire s’il est essentiel dans la TNN que les déboguages aient lieu successivement, au cours du temps tel qu’ils le conçoivent. Pour ma part, je redis que la réponse est "non", et que la TNN garde tout son intérêt si les déboguages sont inscrits dans la constitution de l’univers, tout comme la tétravalence de l’atome de carbone.

3) dans l’ordre théologique chrétien où l’on prend en compte le témoignage des prophètes, des évangélistes, de Paul et des Pères qui pensent que l’univers a été créé, la création en tant que telle (cf. Sertillanges, Gensché, etc.) me semble pouvoir impliquer l’existence de l’arithmétique (sensu lato, pour aller vite) et des déboguages, dès l’origine de l’univers. Est-ce trop simple ? RSVP

C’est seulement quand ce point aura été élucidé qu’il me paraîtra possible d’entrer dans les détails.